‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 745 sur 776 · LES DÉBUTS DU SIKOE · texte numérisé non relu

LES DÉBUTS DU SIKOE

vt;iio!»t les maîtres. Sur un seul, Marseille touchait à la terre, et là, on no pouvait aborder la cité que par un seuil rocheux, qui même, devant les murailles, s'abaissait pour former une sorte de grand fossé naturel. Et, de l'autre côté de ce seuil, la ville se dressait sur ses collines ou s'abaissait vers son port, avec ses remparts, hauts et massifs, surmontés de tours robustes, muraille cinq fois séculaire, demeurée vierge de tout assaut. Comme la ville n'était point grande \ comme elle était pleine d'armes, d'engins ot de guerriers, elle apparaissait telle qu'une bête monstrueuse, repliée sur elle-même et tassée pour une défense formidable.

César, arrivé devant Marseille-, se résigna aux ennuis d'un siège. Il y réserva trois de ses vieilles légions ^ et les installa sur les hauteurs qui encadrent la ville du côté du chemin d'x\ix*. -Alais elles ne suffisaient pas : on ne prendrait Marseille qu'en lui fermant la mer. Le proconsul donna des ordres pour qu'une flotte fût construite à Arles sur le Rhône, et il la confia à Décimus Brutus ^ : c'était le vainqueur des Vénètes et le plus expérimenté de ses légats au fait de la mer* (avril').

La principale redoute de César, ce qu'on pourrait appeler le x^amp d'attaque, fut bâtie sur la colline des Carmes, face à la ville, de niveau avec elle, et tout près de ses murs*. Entre ce

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