P. 293 et suiv
7. Je ne peux placer avant le 1" avril l'arrivée des trois légions, que ce fussent celles de Brindes ou celles de Belgique (n. 3).
8. Qu'il y ait eu un camp d'attaque très près de la ville {haud procul a mûris.
camp et le rempart, il n'y avait pas deux cents mètres', mais l'espace était formé par une large dépression, profonde de plus de soixante pieds - : là, comme à Bourges ', il fallait d'abord que César comblât ce bas-fond, le remplaçât par une terrasse qui mettrait son camp de plain-pied avec la cité; et alors, s'avançant sur ce sol aplani, ses mantelets, ses tortues, ses béliers et ses tours pourraient commencer la véritable attaque des remparts*.
Mais la construction de ce remblai exigeait une quantité considérable de matériaux, poutres et lattes pour la charpente et les planchers, pierres, terre et branchages pour le nivellement et le remplissage. Afin de trouver ces matériaux, on dut parcourir très loin le pays, abattre tous les bois des environs ^ et même les bosquets sacrés où les Celtoligures adoraient leurs dieux ^
Lucain), et par suite sur la colline des Carmes, c'est ce qui résulte, en outre de l'ensemble des opérations (p. 595 et suiv.), de Lucain (III, 375-378) et de César lui-même (p. 592, n. 8). Mais la colline des Carmes n'ayant qu'un hectare environ (parvurn carnpum, dit Lucain), elle ne devait abriter que les troupes occupées à l'attaque ou aux travaux, et le reste devait être campé ailleurs, sur la colline de Saint-Lazare : « Entour celui mont flst il se gent logier », Jehan de ïuim, p. 49. — C'est à Saint-Lazare, au Lazaret ou à Saint-Charles que presque tous les érudits font camper César, car ils englobent les Carmes dans l'enceinte grecque (t. I, p. 208, n. 1).
1. Si l'on arrête les remparts à l'ancien carrefour de la Grande-Horloge (voir le plan de Deniarest, 1808), là où sont aujourd'hui les escaliers ouest de la place Centrale (place Sadi Carnot), il faut compter au plus 150 mètres, 450 pieds, de ces escaliers à la plaie-forme des Carmes. Cf. t. l, p. 209, n. 4.
2. Il est impossible d'évaluer la profondeur maxima de la dépression entre les Carmes et la vieille ville, dépression qui a servi au passage de la rue de la République, et qui a été alors agrandie et remanié: pour former la place Centrale : César indique une hauteur de 80 pieds, 24 mètres, pour son agger (11, 1, 4), et cela peut être en effet la profondeur au point le plus bas de la dépression. Peut-être cependant faut-il accepter pour cet agger la hauteur donnée par le scholiaste de Lucain (cf. p. 596, n. 1), 60 pieds, 18 mètres, ce qui me parait mieux correspondre a la différence primitive entre le sol naturel des Carmes et celui de la place. Quoi qu'il en soit, môme malgré les travaux de l'édilité moderne, ce baslond de la place Centrale, entre la colline des Carmes et celle de la vieille ville, montre clairement encore aujourd'hui la tâche de comblement qui s'imposait à César, aggere diversos vasto committere colles (Lucain, 111, 382).