Appien, Cellica
5. Voyez les textes de la p. 58; Salluste, Jugiirlha, 41 et 44.
6. Appien, Ccltica, 13 (parle d'î Teutons); Strabon, V, 1, 8 (Cimbres); Tite-Live, Epil., 03 (Cimbres); Velléius, II, 12; Tac, G., 37; Julius Obséquens, 38 (Cimbres et Teutons); Quintilien, Déclamât., III. p. 45, Obrecht.
Latins et Germains, la lionte de l'Allia avait failli se renouveler.
Mais, même vaincue, le grand nom de Rome en imposait aux Cimbres. Ils ne franchirent pas les Alpes, et ne durent profiter de leur victoire que pour piller les Gaulois de Styrie, enrichis par trois siècles de paix et de travail '. Les Celtes se trouvèrent, autant que les Romains, les vaincus de la première bataille.
vil. — LE MONDE BARBARE EN MOUVEMENT VERS LE SUD
Les événements qui suivent sont mal connus. Une seule chose est certaine, c'est que les peuples du Aord, Gaulois et Germains, s'agitèrent pour de nouvelles entreprises, comme si la défaite de Rome avait suscité d'audacieuses esj érances.
Chargés de butin, les Cimbres remontèrent le Danube et refirent CH vainqueurs, à travers les pays celliques, la route qu'ils avaient parcourue en fugitifs. Leur but, cette fois, était de franchir le Rhin et de passer en Gaule-. Ils mirent quatre ans avant d'arriver sur les bords du fleuve (1 13-109) ^
Vers ce temps-là, leurs frères, Teutons et Ambrons, quittaient à leur tour les terres septentrionales et se dirigeaient contre ce même fleuve et cette même Gaule (avant lUo)\ La troupe paraissait aussi formidable que celle des Cimbres, trois cent mille âmes ou davantage".
Des Celtes, les plus exposés étaient alors les Helvètes. Leur domaine s'étendait surtout entre le Rhin, le Meiu et le Neckar. C'était une admirable position, près de ce carrefour de Frauc-
1. CA. 'l'ilc-Livc, Eji., 03; A|)pien, Ccllicu, 13. Sur les Gaulois du Noriiiue, l. 1, [). 2!)8.