‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 755 sur 776 · César, I, 50, 2-3; 57, 2 et · texte numérisé non relu

César, I, 50, 2-3; 57, 2 et

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croissiint, le vaisseau amiral au centre, les plus faibles bâtiments autour de lui, les plus forts en saillie sur les ailes, et tous, la proue regardant l'ennemi *. Arrivés à portée de trait, les navires i;recs se déployèrent, et, au milieu des clameurs qui s'élevaient, s'engagèrent hardiment dans les lignes de l'adversaire-. Alertes comme des cavaliers, ils allaient et venaient autour des masses, (lardant partout leurs flèches et leurs éperons, s'elTorçant de briser les mâts et les rames et de frapper dans les œuvres vives. Au début, Brutus essaya de les éviter; mais les Phocéens allaient plus vite que ses rameurs, et, à chaque évolution des Romains, ils apercevaient les point faibles et les atteignaient aussitôt^ : à ce jeu, le légat comprit bientôt que le vertige saisirait ses hommes, et que la partie serait perdue*.

Il commanda alors de cesser toute manœuvre, de ramasser la Hotte en ordre compact, et, loin d'échapper aux Grecs, de leur présenter les navires par le flanc et de les retenir ^ Le résultat fut qu'emportés par leur course, les vaisseaux phocéens allèrent donner de l'éperon ou de la rame contre les bâtiments ro^mains, et qu'il ne fut pas difficile de les y attacher : les uns demeurèrent cloués par leur éperon même, enfoncé en pleine coque, et les autres, arrivés à portée de la main, furent agrippés par les crocs ou les harpons ^ Les deux flottes ne tardèrent pas à former une seule masse \ et désormais, sur ce champ de bataille", l'épée et le javelot des légionnaires' devaient avoir raison des Ligures et des pâtres de Domitius.

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