‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 766 sur 776 · II · texte numérisé non relu

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9. II, 12, 1, 2 et 4; 13, 1 et 2 : il n'y eut pas armistice à proprement parler, mais cessation en fait des hostilités, induliarum quodam génère miscricordia fado.

Au dire de César, les Marseillais n'étaient point sincères, et ils ne parlaient de trêve que pour tromper Trébonius et le surpendre'. Je n'affirme pas qu'ils en fussent incapables. Mais il sr peut également, comme un accord formel n'était point intervenu, qu'ils se soient crus libres d'agir et de guetter une revanche. Un jour de grand-v.'ent-, les soldats romains se relâchant dans la garde, les Grecs sortirent en masse, armés surtout de torches, et, en un clin d'œil, tous les travaux des Romains furent embrasés, la redoute de briques, la galerie, les mantelets, et jusqu'à la chaussée elle-même \ Trébonius parvint à repousser l'ennemi^ : mais la tempête soufflait, et, en quelques heures, l'œuvre de plusieurs semaines fut anéantie. Il ne restait debout qu'une partie de la terrasse et une des deux tours qu'elle soutenait ^

Mais ce succès ne pouvait être que le dernier acte de la défense. Une nouvelle sortie, le lendemain, échouai Et Trébonius recommença la chaussée' une troisième fois.

Comme il ne restait plus d'arbres à abattre, il recourut à la brique : dès ce temps-là, les forêts devaient être rares aux abords »

de Marseille, et l'argile à tuile y abondait*. Les deux flancs de son boulevard, Trébonius les fit en murs de briques, épais de six pieds; entre eux, il disposa des piliers de soutènement; par-dessus, il étala un plancher solide, couvert de clayons

1. II, 14, 1. César revient plusieurs fois sur la mauvaise foi des Marseillais : ■ hostes sine fidc (14, 1), indutiis per scelus violatis (15, 1), perjidiœ (16, 1). Le récit de )d Dion est le contraire de celui de César, et provient sans doute du « pompéien ■■ '^ Tite-Live : il y aurait eu trêve, les soldats romains auraient violé la trêve en '] attaquant les Marseillais, qui les auraient alors fort maltraités (XLI, 25, 2). Il est possible, comme si souvent, que les deux parties se soient accusées réciproquement de trahison. En tout cas, le succès des Marseillais n'est point douteux. — V C'est à ce moment que Domitius put s'échapper (Dion, XLI, 25, 2).

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