II
8. Cet emploi de la brique durant le siég^p est une chose remarquable, et laisse supposer dés lors l'importance des brifiuelerios de la région (cf. t. I, p. 84).
LKS Ol'KRATIONS DU CÔTÉ DE LA TERRE. 59'>
enduits de mortier. Sous ce plancher, dans Tintérieur môinc du boulevard, entre les piliers, entre les murs latéraux percés do portes, les cohortes pouvaient aller et venir, sortant dans la plaine pour coniballre, transportant des matériaux ou préparant <ies mines, et c'était comme une forteresse couverte qui se prolongeait aux pieds du rempart ennemi '. Jamais, dit César, on n'avait vu chose pareille V
Le siège, évidemment, touchait à sa fin. Contre la nouvelle bâtisse, le feu et la pierre étaient impuissants. La terrasse romaine et le rempart grec s'enchevêtraient presque dans un extraordinaire corps h corps de murailles ^ A si peu de distance, les machines de la ville ne servaient plus de rien*. Sur terre, une ligne continue de fossés, de remblais et de palissades enfermait la ville^ ; sur mer, Brutus faisait bonne garde à l'entrée du port ^ Marseille fut complètement isolée du reste du monde. Les vivres frais s'étaient épuisés. Il avait fallu entamer les réserves de millet et d'orge. A cette mauvaise nourriture, la peste se mit parmi les assiégés. Ils n'étaient plus qu'une poignée d'hommes ^ Et César, en ce moment, revenait contre
1. Il, 15. « Ainsi, il y eut une espèce de souterrain à colonnade. On pouvoit appeler ce nouveau travail cigger pensilis. Le soldat s'y logeoit comme dans des <:asemattes » (Guischardt, H, p. 47). Je crois que les deux flancs de briques de la terrasse étaient perpendiculaires à la place et non pas parallèles, comme on l'a sn-^posé (de Lo-Looz, Déf., p. 33).