‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 126 sur 792 · Cf. Dion, LIV · texte numérisé non relu

Cf. Dion, LIV

4. Tite-Live, Ep., 139 : Bellum adversus Transrhenanas pentes a Druso gesliiin refertur, in quo inter priinores pugnaverunt Senectius et Anectius Iribuni ex civitatc Nei-vioriim. 11 faul qu'ils aient fait de bien belles choses, pour que l'auteur de VEpitome ait mentionné leurs noms.

5. On peut supposer, en admettant (]u"il y ait eu sous Drusus huit légions sur le Rhin, les lésions suivantes, entre 15 av. et 9 ap. J.-C. : en Germanie Supérieure : les XIU', XIV% XY% XYI' ; en Germanie Inférieure : les V° (cf. p. l(tS, n. i), XVII', .\.Vlir , XIX" (ces trois dernières furent massacrées avec Varus). Mais il y a eu sans doute bien des va-et-vient. — Cf. Mommsen, Res gestœ, 2'' éd., p. C9 et s.; Patsch. Westd. Zeitschrift, IX, 1900, p. 332-340; Ritlerling, Bonner Jahrbiicker, CXIV-V, 1900, p. 181 (qui n'accepte (jue G légions); von Domaszewski, id., C.Wll, 1907, p. 176-7. Et p. 103, n. 6.

fi. Ici, p. 136, n. 4, p. 137, n. 4.

7. Le point de départ paraît Vctera. — Il atta([ue d'abord les L'sipètes (vers la Lippe?, cf. p. lO'i, n. 0), remonte chez les Sicambres (par la Ruhr?, cf. p. Kli,

110 DRUSL'S, (lElîMAMCLS, ARMINIUS.

vante (11), il partit pour l'intérieur, remonta la vallée de la Lippe, passa au milieu des Sicambres, gagna les hautes terres westphaliennes des Chérusques, atteignit de nouveau le Weser, mais s'arrêta encore sur ses bords, et s'en retourna vers le Rhin par le sud, à travers les terres hessoises des Chattes', bâtissant des camps solides aux bons endroits -. Un vaste lambeau de pays germanique, du Rhin au Weser et de l'Océan au Taunus, parut devenir domaine du peuple romain. — Toutefois, il n'y avait là que le vestibule d'un empire : Drusus s'était borné à s'assurer la rive droite du Rhin ^ une zone de protection au delà, quelques postes avancés sur les voies de

n. G), redescend chez les Bataves, dont la soumission déflnilive se rapporte peut-être à ce temps. Au cours du reste de la campagne, il y eut une victoire navale sur les Bructères dans les eaux de l'Ems. C'est peut-être alors que des Frisons ou Frisiavons furent admis sur la rive gauche (p. 103, n. 2). Dion, LIV, .32, 1-3; Tac, Ann., Il, 8; IV, 72; Germ., 34; Suét., CL, 1, 2; Strabon, VII, 1, 3; Florus, II, 30, 23: Orose, VI, 21, Ib. — Sur la situation des Frisons dans l'Empire, en dernier lieu L. Schmiilt, Geschichte der deatschen Stdinme, II, 1911, p. 74 et suiv.

1. Départ probable de l'etera, la Lippe remontée par la rive nord (Usipètes), franchie ensuite (à Haltern? a Oberaden?), traversée du paj's des Sicambres (Bochum. Dortmund, Soest?), de celui des Chérusques jusqu'au Weser (depuis Lippspringe jusqu'en face de Hameln?): puis, passage à travers les Chattes (vers la trouée de la Hesse, .Marbourg, Friedberg?), retour à travers les Tenctères (par Giessen et la Sieg?, cf. p. 104, n. 4); retour à Bonn?. Dion, LIV, 33, 1-4; Tite- Live, Ep., 138: Florus. II, 30, 24; Orose, VI, 21, 15: Pline. XI, 35. — La tïoisième campagne, en 10, fut uniquement consacrée à dos expéditions de répression contre Chattes et sans doute TencLéres (par la route Bonn, la Sieg, Friedberg?). Dion, LIV, .36, 3; peut-être Florus, II, 30, 23; Tite-Live, £p., 139.

2. Les principaux sont les suivants. — Aliso, je crois Haltern, sur la Lippe, à 39 kilomètres ou une très forte journée de Vêlera. Hallern est le camp romain transrhénan le mieux conservé. Dion, LIV, 33, 4; Tac, Ann., IL 7; Velléius, II, 120, 4. En dernier lieu Aliso, ù' éd., excellent guide publié par Schuchhardt et Koepp, 1913, Haltern. — Oberaden, à 33 kilomètres de là. toujours sur la ligne de la Lippe, au sud de la rivière. Cf. Rœm.-Germ. Korrespondenzblalt, II, 1909, p. 1 et s., et ensuite. — A 50 kil. de là, peut-être Kneblinghausen près de Riithen, au croisement de la route de la Lippe avec celle qui mène du Weser par Lippspringe vers la trouée de la Hesse. — Un camp chez les Chattes, sur le Taunus. près du Khin. Dion, i6.;Tac., I, 36; Ptolémée, II, 11, 14 ("Apy.Ta-jvov pour Aretaunum =^ « anle Taunum»), Friedberg à l'entrée de la Irouée de la Hesse? C. /. L., XIII, II, p. 440. — Peutêtre Amisia (PtoL, II, 11, 13) : à Rheine au passage de l'Ems? — Cf. en dernier lieu Kropatscheck, Das Alisoproblem (Deutsche Geschichlsblalter, octobre 1910).

3. Il est certain que. malgré ses efforts pour atteindre la ligne du Weser, Drusus apporta ses principaux soins à fortilier la ligne de la Meuse inférieure et du Rhin, et c'est à lui que les Anciens ont rapporté le grand travail de la mise en état de celte frontière (p. 103-4) : In Rheni quidcm ripa quinquaginta amplius castella direxil. Florus. II. 30. 26.

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