‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 136 sur 792 · ERREURS D AUGUSTE EN GERMANIE · texte numérisé non relu

ERREURS D AUGUSTE EN GERMANIE

mirent en branle, les premiers pas furent faits dans la direction de la Bohème, lorsque éclata, subitement, une révolte dans la Pannonie [Ù ap. .f.-C). Cette fois, Auguste trouva un motif pour imposer sa volonté '. Et, dès ce jour, il interdit toute conquête -.

Pour n'avoir fait l'œuvre qu'à moitié, on la gâta à tout jamais. Auguste eut beau inscrire orgueilleusement, dans les fastes de sa vie, qu'il avait soumis et pacifié toute la Germanie jusqu'à l'Elbe " : les Suèves du Hanovre, de la Saxe, du Brandebourg, oublièrent vite ces dieux qu'on ne revo3-ait plus ; et, Tibère reparli, la domination effective de Borne s'arrêta au Weser de Drusus.

De graves fautes la compromirent en Westphalie. Pour tenir ce vaste pays, où la nature n'a pas, comme dans la Gaule de Lyon, disposé un système convergent de routes faciles ^ il fallait multiplier les fortes garnisons, les relier sans cesse entre elles par des colonnes volantes. Or, on n'établit en Germanie qu'une faible armée de trois légions % et on la massa en un seul camp, sur le Weser '', à demi isolée de sa ligne d'appui sur le Bhin '.

Mein? (Vell., II, 109, 5; 110, 2). Sentius a dû remplacer Tibère en Germanie en 0 (Dion, LV, 28, 6), après lui avoir servi de légat en 4-5 (Velléins, II, lOo, 1).

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