I. — TIBÈRE; RÉVOLTE DE CITES GAULOISESi
x\vec le départ de Germanicus - prennent fin les temps héroïques de la Gaule romaine, ceux des princes populaires, des belles fondations, des grandes conquêtes.
Il a fallu insister sur les portraits de ces princes : car l'histoire de la Gaule a dépendu de leur tempérament. Cette histoire, nous ne pouvons pas la séparer des événements de la cour romaine et des intentions des empereurs. C'est la mutiler et la dénaturer que la réduire au tableau d'une civilisation qui se développe et d'institutions qui fonctionnent. Sans doute, les révolutions du palais et du prétoire n'avaient sur la province qu'un contrecoup lointain^ : un changement d'empereur n'entravait pas la vie normale des terres et des hommes, et n'empêchait pas les lois et les croyance d'évoluer vers un avenir inconnu. Mais, suivant le caractère des princes, l'évolution était plus lente ou plus rapide, les terres et les hommes souffraient ou jouissaient
1. Fabia, Lyon sous Tibère, dans la Revue d'Histoire de Lyon, VII, 1908, p. 5-20.