‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 193 sur 792 · cil. 1, § 3, ch. VI. § i et · texte numérisé non relu

cil. 1, § 3, ch. VI. § i et

2. Tacite établit un lien entre cette révolte et la mort de Germanicus {disccrdare militein audilo Gennanici exitio, III, 40). — Sur cette révolte. Tacite est notre seule source, d'ailleurs fort indirecte; son auteur parait être Aufidius Bassus. rédacteur d'Histoires de son temps (cf. Fabia, Les Sources de Tacilc. 1893, p. 394). Un mot insignidant chez Velléius (II. 129, 3).

3. Sœvilia ac siiperbia prxsidentium, disaient les Gaulois; Tac. Ann., 111, 40.

4. Suét.. Tib., 33-4, 46-9; Tac. ^;i;i., II. 86; IV, 16; VI. 12; VI, 50. Ne provincias quidem liberalitate ulla sublevavit; Suét., 48, 2.

5. Voyez le tableau que font les révoltés de la vie de l'Empire (Tac, III, 40).

6. De conlinuatione tributoruin, Tac. 111. 40; cf. Suét., 7(6., 49. 2 : Pluriinis eliani civilatibus et privalis veteres immunilates et jus metallorum ac vecligalium adempta.

REVOLTE DE CITÉS GAL'LOISES. loo

que comportait du reste leur titre de « cités libres » ou « alliées » ^ Pour un motif qui nous échappe, peut-être à l'époque des guerres contre Arminius, on leur demanda de prendre leur part des charges publiques, et l'on augmenta en même temps les redevances des autres cités-. Ce ne devait être, je pense, que pour un temps. Mais Tibère agit comme si la mesure était définitive, et la continuité du tribut fit sentir à ces glorieux peuples leur irrémédiable déchéance^.

Alors, les Gaulois se jetèrent follement dans l'aventure d'une guerre. Us partirent au hasard, toujours pareils à leurs ancêtres', sans s'être concertés, sans chercher les moyens, sans envisager les conséquences. Trois quarts de siècle d'une vie disciplinée ne leur avaient rien appris de ce qui fait la sagesse politique. La cause de la liberté gardait encore des partisans dans toutes les cités"; mais chacun s'insurgea à son jour et à sa guise.

Les premiers qui se levèrent, furent les gens de la Touraine et de l'Anjou. Mais personne ne répondit d'abord à leur signal, pas même les chefs éduens et trévires, qu'on savait pourtant prêts à la révolte. Et quand les généraux de Rome demandèrent à ceux-ci de les accompagner contre les insurgés, ils ne s'y refusèrent pas, et ils suivirent les cohortes latines à cette guerre impie ^

Ce fut le légat de la Celtique qui s'en chargea'. Contre les

1. T. III, p. 570 (pour les Éduens); les Trévires ont aussi reçu ce litre de cité libre (Treveri anlea liberi, Pline, IV. 106), peut-être de Drusus. — Ici, p. 249 et 250.

2. Cf. Tac.,^nH., II, 3 : Fessas Gallias ininistrandis equis. A la suite du cens de 14-16?

3. Tac, Ann., III. 40. — Pour faire face à ces surcharges et peut-être, plutôt, à leurs dépenses propres, les cités avaient dû emprunter à des taux usuraires, sans doute à des banquiers italiens (gravitate J'œnoris ... magnitudinem œris alieni. Tac. m, 40; cf. t. III, p. 113, et t. Y). Cf. ici, p. 330. n. 1. —Tibère a dû proscrire les sacrifices humains ou, si l'on préfère, les exécutions rituelles (p. GG, n. 2), mesure qui se rattache sans doute à son hostilité générale, d'une part contre les privilèges des cités (p. 134, n. 0, p. 280, n. 3, p. 288, n. 1), et d'autre part conlre les clergés exotiques (Josèphe, A. J., XVIII, 3, 4; Tertullien, ApoL, 9, 1 ; Tnc.Mnn., 11, 83). Peut-être y a-t-il quelque rapport entre cette suppression et la révolte. ^ Cf. .\rno Lang, Beitr- :. G. d. K. Tiberius, 1911, p. 71-73.

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