Tac, Ann., III
7. Acilius Aviola, III. 41 : ralfaire le regardait, les cités étant dans sa province
Andécaves de l'Anjou, il n'eut besoin d'envoyer que la cohorte de Lyon'. Contre les Turons de la Touraine, il conduisit des troupes qui lui vinrent de la Germanie Inférieure, composées de légionnaires romains et d'auxiliaires gaulois-. Les chefs éduens et trévires étaient parmi elles : ils se battirent fort bien pour Rome, soldats d'un empire qu'ils s'apprêtaient à trahir, vainqueurs de frères qu'ils désiraient secourir'. En fait d'attitudes de traîtres, les Gaulois n'avaient plus rien à reprocher aux Germains d'Arminius\
Un ou deux combats^ suffirent pour en finir avec les révoltés du val de Loire. Pour les mettre à raison, il ne fallut pas plus de cinq mille hommes ^ : ce ne devaient être que des bandes de paysans ou de prolétaires, pourvues d'armes de fortune.
Quand la répression de cette affaire fut terminée, on avertit Tibère qu'il y en aurait d'autres. On pensait qu'il ferait arrêter les chefs éduens et trévires. Il ne le A'oulut pas', aimant mieux savoir jusqu'où ils iraient, se doutant bien, par ce qu'il venait d'apprendre, qu'ils n'iraient pas très loin. Et le malicieux empereur eut raison **.
Les deux principaux de ces chefs étaient l'Eduen Sacrovir et le Trévire Florus, tous deux de très noble souche, officiers de
1. Excita cohorte quœ Lugduni prœsidiuin agitabat; III, 41; cf. p. 65. Il semble que les Andécaves aient été réprimés d'abord, avant (|ue les Turons n'aient pu intervenir. Mais, comme Tours est sur la route de Lyon à Angers, et que la cohorte n'eut à combattre qu'à Angers, il est possible que les gens de la Touraine se soient révoltés après son passage.
2. III, 41 : Tacite dit una colwrs {III, 46), six cents hommes, et sans doute un fort détachement d'auxiliaires. "
3. Ils s'arrangèrent, d'ailleurs, de manière à ce que l'ennemi les reconnût et ne les frappât point; 111. 41.