‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 2 sur 792 · CL t. L 11. ICO, p. 117, n. 9, p. Lîi, n · texte numérisé non relu

CL t. L 11. ICO, p. 117, n. 9, p. Lîi, n

2. Cf. Justin. XLII, 3, 2; Tac, Aiin., 111. (il; Hist., V, 5; etc. Je ne vise iti que l'un des éléments ([ui ont constitué leurs mythes.

resta jamais la seule forme de Tidéal politique. Au-dessus de la patrie municipale, de ses orgueils ou de ses égoïsmes, on laissa llotter des images d'empire, rêves de gloire chez les chefs, de fraternité chez les sages et les poètes. Dans les royaumes de l'Orient, dans les hourgeoisies marchandes de la Méditerranée, dans les peuplades harbares de rOccident, partout il a existé des hommes qui ont voulu ou chanté des conquêtes mondiales : Cartha'^e a eu ses Barcas. Rome ses Scipions. et la Gaule ses neveux d'Ambigat'. Avec Cyrus en Asie', avec Alexandre en (irèce% ces imaues avaient pris corps; et désormais le monde classique hésita, dans sa vie sociale, entre la tradition de la cité sainte et la majesté d'un empire souverain \

Rome, depuis l'époque de Scipion l'Africain jusqu'à celle de César, avait rendu toute sa force à l'idée d'empire". Jamais le mvthe d'Hercule, conquérant universel, ne fut plus près de devenir une réalité. Le domaine de la ville italienne dépassait de beaucoup en étendue, en richesse, en variété, le royaume de Cvrus et celui d'Alexandre. Ils n'avaient compris que les terres de l'Orient et les rives extrêmes de la Méditerranée'', lîome possédait la meilleure partie de cet Orient, où elle se croyait riiéritière légitime du grand roi de Macédoine": elle était seule maîtresse sur les bords de cette mer Méditerranée', dont les marchands et les poètes de la Grèce avaient fait le centre de l'activité humaine": et, en outre, bien au delà de cette mer. César venait de conduire les légions du peuple romain dans les

t. Cf. l. 1. p. 450 et suiv.. p. 45S, 469 et 502-3, p. 286 et suiv.

2. Justin. I. S. 1 (pour ne pas remonter plus haut dans l'histoire des empires orientau.x; cf. Justin, I, 1, 5: Émilius Sura ap. Velléius, I, 6, 6).

3. Cf. t. I, p. 413-6. Radet, La Déification d'Aifxandre, 1893 (ftevue des i'niversilcs du Midi): Kampers. Alexander der Grosse, 1001 {Gœrres-Gesellschaft).

4. Cf. Kœrst. Geschichte des licUenistischeu Zeilalters, I, 1901, p. 219 et s., 376 et s. 3. ï. 1, p. 437-S. 316-7. t. 111, p. 9-10, 167 et s.. 321 et s.

6. Voyez chez Polybe (I, 2) la comparaison entre l'empire d Alexandre cl celui de Home.

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