‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 255 sur 792 · Tac, // , II, 74 et s · texte numérisé non relu

Tac, // , II, 74 et s

0. Uinnes cxercitus Jlammaverat arrogantia venientium a Vitellio milituin, quod traces corpore, horridi scrmone, etc.; Il, 74. Cf. p. 101.

7. Tac, //., II, 85-0; III, 1 et s. — Le chef de la guerre était le Toulousain M. Antonius Primus, surnonimé Dccco, • le bec » en gaulois; Suét., Vitellius, 18; Martial, IX. 99, 3.

198 l'empire des GAULES.

alors qu'apparut pour la première fois le bienfait que fut pour l'Empire la conquête du Danube'. Sans la présence de cette armée centrale, il eût risqué de se partager en deux pour longtemps, entre Vitellius et Vespasien, ainsi qu'autrefois entre Octave et Antoine.

Mais, avant que l'armée d'IUyrie ne réussit à rétablir l'unité de l'Empire, il devait s'approcher encore de la chute suprême.

Il y eut, entre les deux armées, une première bataille en Cisalpine. Les Ilh^-iens furent vainqueurs (octobre)-. Il leur restait à traverser l'Italie et à prendre Rome.

Pendant le temps que dura cette campagne, l'Occident demeura dans l'attente et l'anarchie. Dans les provinces du Khin, les troupes auxiliaires et les quelques cohortes légionnaires qui restaient, hésitaient entre une révolte et le retour près de Vitellius^ Des recrues parcouraient la Gaule pour rejoindre leur empereur'; de vieilles troupes regagnaient la frontière". Sur le passage de ces bandes, les villes épouvantées fermaient leurs portes, et la riche cité de Vienne craignait toujours d'être pillée par la soldatesque ^ Les gouverneurs n'osaient pas encore se prononcer pour Vespasien, qui, d'ailleurs,, plaisait à leurs sentiments romains '. Seule, la Narbonnaise, de plus en plus patriote à la façon latine, se déclara hardiment pour le nouveau prince, et des intendants occupèrent en son nom Fréjus et les Alpes Maritimes**.

Au milieu de ce désarroi, de ces craintes et de ces actions mesquines, un dessein d'une horreur grandiose faillit lancer

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