‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 298 sur 792 · NATURE DE L AUTORITE IMPERIALE · texte numérisé non relu

NATURE DE L AUTORITE IMPERIALE

art sur la terre ce mot ne jettera des racines plus profondes u'au delà des Alpes, et on l'y verra sans cesse renaître et r.iudir pour dominer à nouveau toutes les royautés.

Les autres titres et pouvoirs du prince furent secondaires aux eux des provinciaux, et s'adressaient surtout aux habitants de îome et de l'Italie. Il possédait « la puissance tribunice » à vie : e qui faisait de lui le protecteur inviolable des citoyens, « le remier » d'entre euy., princeps^. Comme souverain pontife, il vait la surveillance des choses religieuses, il était l'intendant es dieux reconnus par l'Etat-. Il pouvait être censeur' et onsul\ On l'appelait « le père de la patrie y>, pater patriœ'^. Il tait dispensé des lois et avait le droit d'en faire". Sa justice tait sans appel et sans limites". Toutes les attributions qui irent jadis démembrées de la royauté, revinrent peu à peu se junir entre les mains de l'empereur \

Il est vrai, et c'est pour cela qu'on ne l'a point fait roi à ome, qu'il y a toujours à cùté de lui les tribuns, les consuls, des )mices et le sénat : et on dirait qu'il partage avec ces anciennes lissances chacune de ses fonctions civiles ^ — Mais ce partage est guère visible de la province'"; et, à Rome même, le fait de ncentrer tant de pouvoirs est la négation de toute autorité ncurrente. Que peut le consul d'un jour en face d'un imperator ernel? Le peuple et le sénat ont beau faire des lois et des crets : il est bien évident que la véritable loi sera la volonté i prince. Sans qu'il y ait eu délégation publique, Auguste en

. Res gcstœ, 2, 21-3. Slaalsrecht, II, p. 730 et s.

lies g., 2, 23 et s.; à partir de 12 av. J.-G. Cf. Staaisrecht, II, 2' éd., p. 17 et s.

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