P. 179, 220 et
6. Nicopolis en Épire. Et il ne se prive pas de railler celle liberté. Entretiens, par Arrien, IV, 1, 14. Voyez ici, p. 236-237, p. 252, n. 1.
pour desservir son culte, flamen Augusti ou autre'. Comme dieu, il pénétrait partout. Toutes les villes, les moindres villages portaient son image sainte, des inscriptions en son honneur, des temples ou des autels à son nom -, et dressés aux endroits les plus sacrés. 11 séjournait près des sources % sur les montagnes saintes^; et si les gens du commun peuple, trop pauvres pour paver l'impôt ou trop lâches pour servir à l'armée, ne se rendaient pas toujours compte qu'ils étaient les sujets de César, ils savaient au moins qu'ils étaient ses dévots et ses fidèles '". La divinité impériale fut le mo3'en de rendre sensible à tous l'autorité du monarque ^
En dehors des formes habituelles de l'obéissance et de la dévotion, des rites plus solennels attachèrent les Gaulois à leur empereur. Des fêtes publiques furent célébrées autour de ses autels'. Les cités et les particuliers « se vouaient » « à sa puissance et à sa majesté divines » ^ Lors des changements de princes, des serments étaient prononcés sur le nom du nouvel Auguste, et une formule magique liait à lui tous les hommes".
Beaucoup de villes ou de bourgades gauloises avaient des raisons particulières d'honorer le souverain. Quelques-unes le
1. Oq trouve si souvent des flamines et des sévirs Augustaux qu'il est difficile de ne pas croire qu'il y en eut partout, au moins dans les chefs-lieux de cités. Je cite, comme petites cités : Briantonnet, C. /. L., XII, 39; Saint-Maurice. 150; etc. Il y a des Augustaux même en dehors des chefs-lieux de cités (p. 347, n. 1).
2. XIII, 2.j4. 544-6, 589-391, 1G14-3; XII, 136, 145-7: XIII, 389, 566, 1373, 1642, 1769; p. 343-8. p. 232-3; etc. Que. dans ces documents, il ne sagisse pas toujours des empereurs, mais aussi de leurs parents, cela est une preuve de plus de l'importance de leur culte.