‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 310 sur 792 · GENTES . ET TRIBUS · texte numérisé non relu

GENTES . ET TRIBUS

Si exorbitant que soit devenu parfois ce despotisme, il ne fit disparaître aucune des formes ni des formules de la société politique qu'était le peuple romain : il fut, si l'on peut dire, un despotisme de fait et de conclusion, et non pas de principe et d'origine. La tradition de la cité antique resta aussi forte que l'autorité de l'empereur : César s'était brisé contre cette tradition, et ses successeurs durent pactiser avec elle".

Le peuple romain subsista donc, distinct des peuples qu'il avait soumis. C'est toujours, quelque prodigieux que soit le nombre de ses citoyens, le peuple d'une ville, et d'une seule ville. Nul ne fut empereur de droit, ni Galba, ni Vitellius, ni Vespasien, avant d'avoir reçu l'investiture du sénat de Rome^ Les Gaulois citoyens et sénateurs romains ne pouvaient s'assembler à ce titre qu'au Forum ou dans la Curie'. C'est de Rome

L Entretiens d'Epictèle, III, 13.

2. Hector orbis, C. I. L., XII, 43-33 (Auguste): salus gencris laimani, C. 1. L., XIII, 1.^)89 (Galba; cf. Cohen, 2° éd., n"^ 232-242).

3 Cela est visible d'un bout à l'autre des Entretiens, I. cli. 2, 3, 9, 14, 19 et 29; II, ch. I, 6, 13 et 14; 111, ch. 9 et 24; IV, ch. 1 et 7. — Cf. p. 410-411.

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