T. IV, p. 39 et
0. Tac, Hist., I, 47; etc. Le sénat agissant comme représentant du peuple. C'est dans ce sens que l'on s'en remet au sénat et au peuple (cf. p. 225, n. 8, p. 187, n. 1). 7. Tac., Ann., XI, 23 et 25. Cf. p. 8-11, p. 242-243.
que partaient les proconsuls de la Narbonnaise, et c'est à Rome que convergeaient, dans les bureaux du prince ou du sénat, toutes les aiïaires des Gaules'.
Les groupes, les classes, les cadres dans lesquels s'agitait depuis huit siècles la vie du peuple romain, conservèrent leur valeur sacrée : si éloigné de Rome que fût un nouveau citoyen, il prenait nominativement dans ces cadres une place déterminée.
11 entrait d'ordinaire dans une des grandes familles ou gentes, dont l'histoire remontait souvent jusqu'aux premiers temps de Rome, celles des Jules, des Glandes, des CorneUi ou des Valerii. — Ges gentes étaient de véritables clans à nom collectif, à membres innombrables, qui, après avoir grandi sans sortir de Rome, allaient s'étendre, au fur et à mesure de la conquête, sur l'univers entier.
Ge qui, pour le nouveau citoyen, détermine le choix entre ces familles rivales, c'est l'origine de la faveur qui lui a valu son droit de bourgeoisie. Il sinscrit presque toujours dans la gens du prince ou du gouverneur- dont il tient son titre; il y pénètre comme client ou, pour ainsi parler, comme affranchi politique; il devient par exemple un Julius ou un Claudius s'il est fait citoyen par la grâce de Jules Gésar ou d'Auguste son fils, ou par celle de Glande Drusus ou de ses fils. G'est pour cela que tant de personnages, dans l'histoire gauloise du pre-