‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 312 sur 792 · C. I.L.. XII, 394; XIII, 412: etc · texte numérisé non relu

C. I.L.. XII, 394; XIII, 412: etc

2. Ou aussi, sans doute, du patron qui lui a fait obtenir la civitas (cf. Mommsen, Staalsrecht, III, p. 64). Vers 8 av. J.-C, un Allobroge, Esunerlus, fils de Trouceteiiis Vepus [gentilice et cognomen celtiques? cf. p. 239, n. 4; ou. plulAt. Trouceteus, lils de Vepus?], un Allobroge a la civitas et s'appelle P. Deciiis Esuncrtus (C. /. L.. XII, 2623) : il la doit peut-être à un P. Dccius, ancien partisan d'Antoine (R.-Enc, lY, c. 2278). Cf. les Pompeii, t. III, p. 117. Je ne sais à quel gentilice romain (je doute qu'il s'agisse d'un nom celtique) rapporter le nom, contemporain d'Auguste, gravé sur d'innombrables monnaies d'argent ou de potin attribuées au.\ Séquanes, Q DOCl SAM F (Cab., n°' o393-534o) : peut-être est-ce la déformation d'un Dccius (cf. plus haut). — Pour les noms tirés de celui du gouverneur, t. III, p. 102, n. 3, p. 113, 117. — Mais l'usage devint presque de rigueur, sous l'Hlmpire, de prendre le nom du prince (cf. p. 239, n. 2). — Nous ne parlons pas ici, bien entendu, de.s esclaves aiïranchis.

mier siècle, ont pris le nom de Jules : Florus et Sacrovir sous Tibère. Yindex sous Néron, Classicus, Tutor, Sabinus, Civilis sous Yespasien, tous ces champions des libertés nationales portent avant leur nom personnel, qu'il soit latin ou celtique, le nom éternel de la ;jens Julia. ils appartiennent à cette famille aussi bien qu'à la cité romaine '. Il est probable que ce nom de Jules n'imposait à un Vindex ou à un Civilis aucune obligation particulière, ni publique ni religieuse : mais il n'en marquait pas moins, pour le Gaulois fait citçyen, son accès définitif à la vie historique et aux traditions de la cité maîtresse.

Cette incorporation dans une des vieilles gentes de Rome ne fut ou ne demeura point de rigueur absolue -. Beaucoup de Gaulois, pour des motifs qui nous échappent, s'en dispensèrent : mais ce furent surtout les plus obscurs, et ceux qui arrivèrent le plus tard au droit de cité. Tous les indigènes de marque dont l'histoire nous donne le nom avant le temps de Yespasien, sont, sans exception, des membres de gentes illustres'. Quant aux autres, s'ils portent un nom de famille obscur, d'origine celtique ou autre, ils n'en ont pas moins donné à ce nom la forme habituelle aux noms gentilices de Rome ' : et cela veut dire qu'une fois citoyens ils ont dû. à défaut d'admission dans une gens romaine, en constituer une k leur façon. C'était ce qu'avaient fait les plébéiens de jadis en face des génies patriciennes^ : à

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