‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 315 sur 792 · Hypothèse plutôt que certitude (cf. n · texte numérisé non relu

Hypothèse plutôt que certitude (cf. n

5. Pour ce choix, comme pour les autres, le vrai motif nous échappe.

0. Que Claude appartînt à la tribu Quirina, cela paraît résulter des recherches de Kubitschek (De Rom. tribuum origine, 1882. p. 118-122). Qu'il y ait un lien

On retrouve là le procédé coiitiiniier des Romains pour gouverner leur Empire. L'individu pénétrait dans une des familles de la cité, la peuplade dans une de ses tribus; l'un et l'autre s'inséraient dans les cadres municipaux de la ville, à la suite du Romain qui les avait pris sous son patronage ^ Les Gaulois devenus citoyens effaçaient les traces publiques de leur origine pour recevoir les formes séculaires de la patrie romaine. Et c'est pour nous un spectacle étrange que de voir, sur les inscriptions de nos musées, les noms de ces prêtres ou de ces vergobrets de la Gaule, qui se disent des Julii, membres de la (jens fondée par Jule. fds d'Enée. et qui se disent aussi de la tribu VoUinia. installée jadis dans un vallon] de la campa,gne latine-. Il semblait que le peuple romain voulût inculquer aux

entre ce fait et l'entrée dans cette tribu des provinciaux aux({ae!s il octroya la cité, cela résulte, sans trop de certitude, de Tinscription G. /. L., II, 150 : P. Cornelio, Q(uirina), Macro, vtrilim a Claudio civitate donato: cf. Mummsen, Ephcmeris epigr., III, p. 232-3. Il est vrai que Vespasien a fait sans doute partie, lui aussi, de la tribu Quirina : mais, si cet empereur a été fort favorable à l'Espagne, il parait avoir moins fait pour la Gaule (cf. p, 459, n. 4). La question ne sera tranchée en faveur de Claude que lorsque les inscriptions gauloises mentionnant la tribu Quirina pourront se placer avant Vespasien. — On peut, au point de vue de la tribu, grouper en quatre classes les villes de la Gaule. — I. Les vieilles colonies tirées de soldats romains, chacune ayant sa tribu : Narbonne, Papiria; Arles. Teretina\ Fréjus, Aniensis: Béziers, Pupinia; Lyon, Galeria; Nyon, Cornelia; Cologne, Claudia. Mais, contrairement à Mommsen (St., III, p. 780), je pense qu'il n'y a pas eu arbitraire ou caprice. On connaîtrait, par exemple, les motifsjqui ont dicté le choix de la tribu d'une colonie, si on savait à quelle tribu appartenaient les chefs ou patrons ou la majorité des membres de la colonie primitive. Les préoccupations religieuses, qui dominaient toujours les affaires de recensement, empêchaient les Romains de s'y laisser aller à l'arbitraire. — II. Les cités primitivement latines de la Narbonnaise, ([u'elles aient plus tard reçu ou non le titre colonial, toutes dans la VoUinia : Aix, Nîmes, Antibes, les Voconces, Vienne même, etc. Dans la môme tribu, les Santons d'Aquitaine, peut-être faits latins par César ou Auguste. — 111. Les cités de droit pérégrin. libres ou non, dans la Quirina (cL p. 174, n. 1), celles du moins dont la latinité ne date point d'Auguste ou de César ; par exemple. Embrun, Caslellane, Brian^on, dans les Alpes (cellesci de droit latin au plus tard sous Néron, p. 176, n. I), Marseille? (C. /. L., XII, 410), Bordeaux (C. /. L., VIH, 2103), Chartres (VllI, 1870), les Arvernes (VIII, 10540), Périguoux (.Klll, 930, 960), Bourges {Mém. des Ant. du Centre, XXM, 1890, p. 62; XXXIV, 1011, p. 40), Avenches et les Helvètes (C. /. L., III, 11257). — IV. Des cités alpestres, rattachées à des tribus autres : les .\lpes Pennines (toutes ou partie?) à la Sergia (Xll, 153), Ciniiez à la Claudia (V, p. 910). — Cf. Ku4jitscheU, Imperium Ronmnuni trihulini descripluin, Vienne, 1889.

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