‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 367 sur 792 · DU DROIT D ENTENTE ENTRE LES HOMMES · texte numérisé non relu

DU DROIT D ENTENTE ENTRE LES HOMMES

corporations gauloises conservaient le droit de porter lances et boucliers \ Que l'Etat permette davantage : et, chez ces nations turbulentes, mal guéries des habitudes de l'indépendance, on verra aussitôt batailles dans les rues et guerres sur les routes. — Lorsque, sous Néron et Vitellius, on ne redouta plus l'empereur, les cités s'armèrent à leur guise, et ce fut d'abord pour se battre entre elles. Lingons et Séquanes essayèrent une fois de plus de régler dans un combat leur longue querelle ^ Vienne, sous prétexte de défendre Galba, leva des hommes, forma des légions, et, cela fait, résolut d'attaquer Lyon sa voisine '^ : dans cette riche et belle cité circulaient toujours le sang et les passions des AUobroges^. Ce n'était point trop, pour la faire obéir, de tous les droits et de toute la force d'un Etat souverain.

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