‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 385 sur 792 · P. 2.^1-3. 27Û-I, 278-279. 288, surtout p · texte numérisé non relu

P. 2.^1-3. 27Û-I, 278-279. 288, surtout p

Le service militaire s'imposait aux citoyens romains comme un devoir envers la patrie', aux sujets de l'Empire comme une obligation envers l'Etat souverain-.

Mais, le principe une fois admis, la pratique en adoucissait la rigueur. Depuis que les Césars avaient renoncé aux conquêtes, et que l'armée se bornait à garder la frontière, moins d'un demimillion de soldats suffisaient à cette tâche % et il y avait dans l'Empire plus de cent millions d'êtres*. Les troupes du Rhin ne dépassaient pas cent mille hommes '% et derrière elles se tenaient, pour combler les vides, les vingt ou trente millions d'habitants de la Gaule ^ c'est-à-dire trois millions d'enrôlés possibles, sans parler des Espagnols et des Italiens, qui n'avaient point de frontières à défendre. Aussi les empereurs recouraient-ils rarement à des levées d'office ' : les engagements volontaires satisfaisaient aux besoins courants \ Les agents recruteurs' du prince

L DigesU'. XLIX, 16. 4, 10.

2. Cela résulte de l'organisation d'ailes ou de cohortes par exemple aux noms des Voconces ou des Lingons (p. 137. n. 4). qui sont des cités fédérées, et de la situation des Bataves, qui ne paient pas d'impôts, mais sont astreints au service militaire (Tac, H., IV, 14: Gerin., 29;.

3. On compta 25 légions à la mort d'Auguste (Tac, Ann.. IV, 5), 30 sous Vespasien, 33 sous Septime Sévère, 180 000 hommes au maximum à l'époiiue des Antonins (cf. Marquardt, Staatsverwaltumj, II. p. 445-454). Cela représente 360 000 hommes avec les auxiliaires ; cf. p. 136, n. 4. On irait difficilement à .501(000 même avec les troupes d'élite de Rome et du palais, les flottes, les corps détachés, les milices locales.

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