C. T. V: cf. t. II, p
7. On en signale cependant en 9-14, sous Auguste, à Rome pour les légions dul Rhin, à la suite du désastre de Varus {Tac, Ann., ], 31 : p. 138, n. 4). en 23 (IV, 4),' et en d'autres temps sous Tibère (p. 295, n. 1), en 65 dans la Narbonnaise pour celles du Danube {id., XVI, 13), en 69 en Gaule et Germanie pour les troupes! auxiliaires (Tac, H., IV, 14, 24-26, 36) et pour les légions (II, 57); p. 202, n. 2.. Il y en eut sans doute sous Marc-Auréle (p. 478), et en bien d'autres temps.
8. Plenimque vohmlario milite nuineri supplentur; Digeste, XLI.X, 16. 4. 10. Cf. Tac.j Ann., IV, 6 : on reprochait aux volontaires d'être des inopes ac vagi, dont les empereurs ne voulaient pas toujours (cf. Ann.. I, 31).
9. Kn temps ordinaire, c'étaient des chevaliers placés sous les ordres du gouver-l neur (Tac. Ann., XIV, 18; //., IV, 14; etc.). Telle fut peut-être la situation dej
n'avaient aucune peine à trouver en Gaule, chaque année, les recrues nécessaires à la grande armée de l'Occident*.
On peut même affirmer qu'il se présentait à eux plus d'hommes qu'il n'en fallait. Le Gaulois, de temps immémorial, regardait la guerre, la marche, la vie sous les armes comme sa raison d'être ici-bas. Et ce qui dut lui coûter le plus, ce ne fut pas de partir pour la frontière, mais de travailler près de son foyer-.
On a vu que le plus souvent, durant le premier siècle de l'Empire, les Gaulois servirent dans les légions ou les corps auxiliaires des bords du Rhin^ Gela permit à l'Etat d'éviter des frais de route, des longueurs administratives, les inconvénients des bandes de conscrits qui cheminent. 11 y gagnait aussi d'avoir une armée homogène, moins prête aux querelles entre nations rivales, plus disposée à défendre une frontière qui encadrait des tombes d'aïeux et des foyers de familles. — Mais les Gaulois profitaient plus encore à cette pratique. Ils servaient ensemble, et ils servaient près de leur pays. En cas de permission, ils se trouvaient aussitôt chez eux. Le climat, le sol, la langue, la nourriture, rien n'était changé à leurs habitudes. On les exposait aux Germains, leurs ennemis héréditaires. Pour un Séquane ou un Trévire. combattre le Sicambre à Cologne ou le Suève à Mayence, c'était continuer l'œuvre six fois séculaire des nations gauloises.
celui (|ui fut (sous Hadrien?) dileclator per A'iuitanicœ XI populos {C. I. L., XIII, 1808; ]). 71, n. 7). Il est aussi arrivé que les affaires de recrutement aient été distraites du gouvernement de la province pour être réservées à un lép-at spécial (par exemple Agricola, en Bretagne?, Tac, Agr., 7; cf. Real-Enc, V, c. 018-9). Et il est aussi arrivé que les proconsuls fussent munis, à cet effet, d'une legatio spéciale, qu'ils ajoutaient à leur titre (en Narbounaise sous Tibère, C. /. L., XIV, 3602= Dessau. n" 9oi)). — En sous-ordre, des centurions (Tac, //., IV, 14).
1. Velléius (11, 130, 2) dit que les populations, sous Tibère, voyaient venir sans elTroi les ordres de levées, rem perpetiii pnvciimiquc tiinoris. Toutefois, il y avait bien des abus (Tac, //., IV, 14).
2. T. II. p. 182 et suiv. Ce besoin de marche et de con<|uète, chez les Celtes, est encore signalé par Tacite â la date de 09-70 (Ilist., IV, 53).