Ici
Au reste, les liens qui unissaient Celtes et Belges à l'armée du Khin. ne furent point exclusifs. Les volontaires gaulois étaient assez nombreux pour retluer dans les troupes les plus lointaines. Beaucoup allèrent en Bretagne', en Illyrie-, d'autres en Afrique ', et quelques-uns même près du ?Sil " ou de IKuphrate '. Les légats des armées du Centre et de l'Orient ne déconseillaient assurément pas l'emploi de ces recrues à demi barbares : le (iaulois, surtout depuis qu'il était bien encadré et plié à la discipline romaine, passait pour un merveilleux soldat, endurant, gai, entreprenant; et la présence de ces hardis compagnons réveillait les légions syriennes, amollies par le ciel d'Antioche". Eux-mêmes, se plaignaient-ils d'aller si loin? Je ne suis point sur qu'ils ne l'aient pas demandé. Ces lieux célèbres d'Antioche, d'Alexandrie, de Carthage avaient de quoi plaire à leur esprit
1. Après la frontière du Rhin, c'est là surtout que vont Gaulois et Germains : on y trouve des alœ Gallonim, Tungrorum, Vocontioriiin. des cohortes Aquitanoruin, Batavorum, Frisiavonuni, Galloruin, Lingonum (I-IV?), Morinorum, JS'erviorum. Sunucorum, Tungroi-um. L'sipiornm [cf. p. 462, n. 3]. Vangionum, etc. Cf. Tac, Ann., XIV. 38; Agi-., 28, 36. Le Houx, L'Armée romaine de Bretagne, p. 65 et s.
2. Cf. p. 294, n. 7. pour les légionnaires: pour les auxiliaires : des alœ Gallorum et Tungrorum, des cohortes Alpinorum en nombre. Batavorum. Belgarum. Gxsatorum ^originaires au début d"Helvétie ou de Rétie], Gallorum en nombre, la cohors V Lingonum, Monlanorum [Alpins?], Ubiorum, etc. Tout ceci, sous celte réserve (p. 299), que le recrutement de ces corps leur fit perdre d'assez bonne lieure leur caractère national. L'important et le difOcile sont de savoir la date à laquelle ils prirent ces garnisons et leur composition à cette date.
3. Cohors IV Sugambrorum : c'est peut-être la principale troupe d'origine rhénane ayant séjourné en Afrique (Gagnât, L'Armée romaine d'Afrique, 2° éd., J9i2, p. 247); etc. Sur les légionnaires de la IIP Auguste nés en Gaule. Cagnat, p. 287- 308 : on en trouve un nombre assez grand au premier siècle, 8 Gaulois sur 11 dont on connaît l'origine. 3 d'Aquitaine, 4 de Lyonnaise. I de Belgique: on n'en trouve à peu près plus ensuite. L'important serait de savoir à quelle date sont arrivées ces huit recrues gauloises.
4. Voyez par exemple Vala Voconliorum et Vala veterann Galloruin ou Gallica. et ! les légionnaires originaires de Lyon, C. L L., III. 6627 (premiers temps de TEmpire). Au surplus, de très bonne heure, dans ces deux troupes auxiliaires, il n'y a plus de Gaulois: et je doute que, dans l'inscription d'EI-Moueh. nnlioni Volqu désigne les Volques (je crois à quelque localité thracei. — CL .\(1.-J. Reinach. Revue des , Études anciennes, 1911. p. 65-71.
5. Des alœ Gallorum, cohortes Germanorum, Sugambrorum. — Je ne serais pas étonné qu'en Orient comme en Afrique (ici, n. 3) les Sicambres eussent été appelés (l'abord comme archers ou tirailleurs; cf. p. 137, n. 2.