CL Tac, //,, 1, 6; Ammien Marcellin. XX
d'aventure et de curiosité. Leurs grands-pères n'y étaient-ils ' pas venus avec César, et leurs ancêtres avec les héros de leurs légendes*?
A part ces exceptions, qui d'ailleurs ne détonnaient pas avec les souvenirs de leur passé, Celtes et Belges se réunissaient en armes à la frontière de Germanie, comme au temps oîi ils combattaient Arioviste. Au début du premier siècle, la comparaison s'imposait plus encore. La majeure partie des Gaulois servaient alors sur les bords du Hliin tlans les troupes auxiliaires-. Et celles-là, même sous l'Empire romain, gardaient l'apparence indigène des milices nationales que César avait autrefois connues. Entre le contingent des Lingons qui était accouru à l'appel du proconsuP, et les cohortes de ce nom qui servirent sous les ordres des légats de la Germanie S les différences ne sont point très grandes. A tous ces corps, l'Etat romain a conservé leur nom d'origine '\ Nous trouvons dans les armées du Rhin ou de Bretagne des ailes de Trévires, de Yoconces, des cohortes de