‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 395 sur 792 · Ici, p. 172, n · texte numérisé non relu

Ici, p. 172, n

8. En 1816, on prévoyait 223 174 420 francs pour l'ordinaire des quatre coiitri-

libres et la Narbonnaise, et avec les quarante millions de francs que nous obtiendrons ainsi, nous serons sans doute encore au-dessous du total qu'a pu atteindre le tribut des Gaules'. Il ne s'agit là que du tribut, c'est-à-dire des deux contributions directes : et on vient de voir que la Gaule payait bien autre chose. Dans les charges de la France actuelle, qui reposent sur des éléments assez semblables à ceux des finances romaines, les contributions directes ne forment que le huitième de son budget de recettes-. Si les proportions étaient alors les mêmes (et c'est possible), la Gaule payait plus de trois cent millions de francs à l'Etat, et si Ton ajoute les taxes municipales et autres ', c'était près d'un demi-milliard que l'impôt de chaque année prélevait sur ses revenus.

Mais il y a, dans ces comparaisons, ces calculs et ces chiffres, tant d'in(;ertitudes et de conjectures, qu'il ne faut leur attribuer qu'une importance minime. Seraient-ils exacts, qu'il nous manquerait encore l'essentiel, le rapport de ce demi-milliard avec les revenus de toute la Gaule, de ces taxes publiques avec la fortune générale du pays : et il n'y a que ce rapport qui nous permettrait d'évaluer le poids et la lourdeur de ces charges. Or, nous l'ignorons, et, à la manière dont l'histoire du passé nous arrive, il est probable que nous l'ignorerons toujours.

butions directes et 76 283 181 pour les centimes additionnels, sans parler de contributions directes extraordinaires (Mavidal et Laurent, Arch. parlem., 11° s., XVI, p. 440). Les budgets de 1811 et 1815 avaient été de 791 367 992 et 876 318 232 francs (cf. J. Roche. Les Budyels, p. 62).

i. J'ai supposé qu'il a été doublé sous Auguste (p. 82); il a du être augmenté après le cens de 14-16 (p. 155). Et je crois bien que chaque cens (p. 302-4) a eu pour conséquence son augmentation. Mais d'autre pari, de temps à autre, on en remettait une partie, par exemple le quart (p. 184, n. 8).

2. Budget proposé à la Chambre des Députés pour 1913 : les quatre contributions directes, 501929 768, et, avec les taxes assimilées, 616 173030; total du budget des recettes, 4 6-39 791 103.

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