‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 414 sur 792 · NOMS DE PEUPLES ET NU.MS DE VILLES · texte numérisé non relu

NOMS DE PEUPLES ET NU.MS DE VILLES

toute apparence sous l'empire de Marseille colonie grecque K

Aussi bien, au point de vue du droit, ces noms de peuples, Salyens ou Cavares, devenaient inutiles ou incorrects, dès l'instant que le pays ne renfermait plus que des citoyens romains. Un « citoyen volque ». une « nation des AUobroges », ne se comprennent point, puisque Volques et AUobroges font partie de la nation, de la civitas des Romains. Il ne peut être alors question que de districts municipaux ressortissant à une ville, Toulouse, Nîmes ou Tienne, et le territoire doit prendre le nom de son chef-lieu.

Dans la Gaule Chevelue, au contraire, le dualisme de noms persista longtemps encore; et il ne pouvait en être autrement.

Chez un peuple de cette Gaule, tel que les Rèmes ou les Arvernes, la ville capitale n'avait point reçu d'ordinaire, comme V^ienne chez les AUobroges, le titre de colonie-. Si importante qu'elle fût, il lui manquait le prestige attaché à ce mot. Souvent, c'était un chef-lieu d'occasion, récemment indiqué par l'autorité romaine : Trêves, Clermont. Autun, nés d'hier, n'exerçaient pas encore sur leur nation une influence souveraine\ Qu'étaient leurs noms noyivenux, ^iiigusta, Augustonemetum, Augustodunum, à côté des noms, fameux depuis des siècles, de Trévires, d'Arvernes, d'Éduens? Renoncer à ces derniers noms, pour les Gaulois, c'eût été comme un suicide de la patrie, la fin, cette fois irrévocable, de toute leur vie historique. Les temps n'étaient point venus pour cela.

La nature et le sol, je veux dire par là la structure profonde de ces cités, exigeaient qu'elles conservassent leurs anciens noms nationaux. Même sous la domination romaine, l'importance de la capitale chez un peuple gaulois ne fut jamais comparable à

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