‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 42 sur 792 · Voconces de la Drôme et Helviens du Vivarais · texte numérisé non relu

Voconces de la Drôme et Helviens du Vivarais

li. T. I, p. 225-6, .309-402, 462-4. t. III, p. 37-8. — Il faut peut-être rattacher aux temps de César l'organisation de marchés permanents en Narbonnaise, soit à des chefs-lieux de cités, soit à des endroits destinés à le devenir très vite : ceux de Carpontras (<I>ôpo; Xéptovo;, Ptolémoe, II, 10, 8) et de Lodève {Foroneronienses. Pline, m, 37), l'un et l'autre peut-être installés i)ar Néron (p. 31, n. 3). Sans doute du môme ordre. Apta Julia. Apt (Pline, 111, 36). Vaison, Julienses (C. I. L., XII, 1357), parait avoir pris également son surnom de César.

Orange, Vienne, se déroulait sur les grandes voies naturelles du Midi. Ciiacune occupait un des points essentiels de ces routes : Fréjus est l'endroit où le chemin d'Italie quitte le rivage pour gagner le haut pavs de Provence; du sommet de robustes mamelons, Béziers surveille les plaines dil Languedoc et Orange celles du Comtat; Vienne assiste, sur les bords du Rhône, aux arrivées des routes alpestres; Arles et JNarbonne dominent les deux plus grands carrefours de la région maritime'. Et, comme ces villes furent réunies par des chaussées solides, l'ensemble formait un boulevard infranchissable, pareil à celui des colonies du Latium, devant lequel s'était arrêtée jadis la fortune d'Hannibal.

C'était l'Italie, évidemment, que ce boulevard devait protéger. Rome n'oubliait pas sa terreur des Cimbres et des Teutons. Depuis l'affaire d'Arioviste, elle pressentait d'autres invasions de Germains". Contre ce monde instable du Nord, les colonies de la Provence et du Languedoc pourraient être la sauvegarde suprême de l'humanité gréco-romaine. — Peut-être cette zone militaire fut-elle aussi organisée pour être une menace éternelle contre la Gaule de Vercingétorix. Si celle-ci se révoltait, elle serait prise comme dans un étau entre les garnisons de l'armée active qui campait sur les bords du Rhin ', et les colons qui se tenaient en réserve aux approches de la Méditerranée \

Tout cela marquait chez César la volonté de consolider partout l'Empire romain et d'y arranger les choses à sa guise. Le sort de la Narbonnaise montrait que les Gaulois n'avaient pas à espérer de cet homme un long respect des formes de leur passé.

S'il n'établit des colonies que dans le Midi, c'est parce

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