Cr. t. I, p
2. Cf. Tac, //., IV, 73; Velléius, II, 12ii, 1. Cf. t. III, p. 93 et 224. :i. Cf. p. 88, n. 1, et p. 160.
4. Ne pas oublier qu'une colonie était toujours regardée comme pars exercitus (Tac. Hist.. I, 65).
que le temps lui manqua d'en fonder ailleurs. Qui voudrait affirmer que sa pensée n'ait point poussé jusqu'au Rhin la ligne dominatrice des villes romaines? Il est possible qu'il en ait bâti une, Nvon sur le lac de Genève', pour surveiller à la fois les routes du grand fleuve et les tribus des Helvètes. Une tradition rapportait qu'il rêva de transformer Bibracte, la ville la plus célèbre de la Gaule, en une colonie à son nom de Jules César-. Très peu de temps après sa mort, des hommes qui s'inspirèrent de ses actes et qui avaient vécu avec lui dans les Gaules, fondèrent la colonie romaine de Lyon^ : or, César était passé souvent par le confluent de Fourvières, c'était près de là qu'il avait dressé son premier camp sur le sol à conquérir % et il avait cherché à ouvrir la route du Grand Saint-Bernard, à laquelle Lyon commande'. Il fut trop bon observateur du terrain pour ne pas voir la prééminence de ce lieu de la terre gauloise : je n'hésite pas à supposer qu'il a préparé la fondation de la colonie et fixé les destinées de Lj^on, capitale romaine®.
1. Colonia Julia Equestris Noviodunum. Pline, IV, 106; C. /. L., XH, 2C14. Nommée Eqiiestris sans doute parce qu'elle fut colonisée par des vétérans de la cavalerie (Hirschfeld, C. I. L.. XIII, II. p. 1). Son territoire (cf. Pline, IV, 106) dut être pris aux Helvètes.
2. Panegyrici veteres. VIII [V, 2° éd.], 14. B;ehrens : Jain non antiquum Bibracte. quod hucusqiie dicta est, Julia. Polia [?], Florcntia, sed Flavia est civitas .Eduorum. Le texte est corrompu, mais ne peut s'expliquer que par un projet de César, de bâtir une colonie chez les Éduens : non, sans doute, à Bibracte (et d'ailleurs, sous ce nom, le panéjryriste semble désigner Autun). mais peut-être sur l'emplacement de la future ville d'Auguste (p. 76, n. 1, p. 75, n. 2). Il n'est pas impossible que César ait campé à Autun (t. lll, p. 222, n. 2) et rêvé dès lors d'y bâtir une ville.