P. 270 et
même qu'après Auguste un empereur ait jamais permis de le convoquer. Tous ses pouA'oirs étaient passés au sénat du pays ^
Il ne s'agit, en cela, que des cités de Celtes, de Belges ou d'Aquitains. Dans les colonies, et en particulier à Narbonne, l'assemblée du peuple garda plus longtemps ses droits en matière électorale-. Encore sous le règne de Vespasien, les élections, dans les villes italiennes ^ agitaient la population entière. Mais je ne sais si ce n'était pas la fin d'une vieille habitude. Au second siècle, l'intervention populaire a disparu pour faire place à la souveraineté sénatoriale*.
Ce fut, dans toutes les villes de l'Empire, une réforme analogue à celle que Tibère avait imposée à Rome, en supprimant les comices et en déléguant leurs droits au sénat''. Les institutions municipales du monde entier arrivaient à ressembler à celles de sa capitale.