‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 438 sur 792 · T. Il, p · texte numérisé non relu

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4. ,lo n'ai pu lire le livre (en russe) de Krascheniuiiikoiï. Les Prc'lres et Prêtresses municipaux romains, Saint-Pétersbourg, 1891.

taient point avec les sacerdoces de l'ancien temps. Voici les principales. — Chaque cité possédait son prêtre souverain, préposé aux sacrifices publics, contrôleur des cultes, surintendant des affaires relig'ieuses '. Les Romains pouvaient le comparer à leur grand pontife, et c'est pour cela qu'ils lui donnaient le nom de pontifex-. Mais les Gaulois pouvaient également voir en ce prêtre l'héritier ou le continuateur de leurs druides municipaux^ — Quelques peuples possédaient aussi des « augures «^ publics. Mais s'ils ont emprunté ce nom au peuple romain, est-il à croire qu'ils lui doivent aussi l'institution? Les druides, eux aussi, avaient fait fonction d'augures*. — Augures et pontifes, partout où on les rencontre, étaient choisis dans la noblesse de l'endroit, parmi les sénateurs les plus riches ou les plus considérés*^. C'est ce que Rome faisait chez elle pour les prêtres de ces noms. Mais c'est aussi ce que les Celtes avaient fait pour leurs druides'. Toutes ces coutumes se ressemblaient tellement chez les peuples antiques, qu'il est impos-

1. C'est du moins ce que l'on peut supposer, en s'aidant du rôle des pontifes à Rome; Marquardt. Slaatsv.. I. p, 172: C. /. L.. XII, 1782, 1839-40, 3134.

2. Par exemple à Nîmes, où il semble qu'il y ait eu un collège de iwis pontificcs (XII, 3142) : ce qui est le chilTre primitif du collège des pontifes romains (remarque de Marquardt, I. p. 172). Ils paraissent nommés à vie, et je ne crois pas que le pontifex perpetiius parfois rencontré (XII, 1567. 1782: XIII, 1921; cf. n. 4) indique une exception. Hirschfeld cependant (XIII, p. 253) semble faire du pontifex perpétuas une fonction dillérente, rattachée au culte de la Mère; il est d'ailleurs possible que l'introduction de ce culte comme culte public à la fin du second siècle (p. 348, n. 0), ait amené dans les villes une transformation de l'ancien pontificat.

3. T. 11. p. 103-5. — Ici se pose le problème le plus difficile à résoudre des institutions gallo-romaines. Comment s'est faite la transition du druide municipal au pontife et à l'augure romains? Il faut poser la question : on ne peut encore y répondre, comme nous avons pu le faire à propos du passage du vergobret au duumvir (p. 337-8). Et je crois qu'à ce problème se rattache celui de la suppression des sacrifices humains ou des exécutions rituelles (p. 66, n. 2, p. 135, n. 3, p. 173, n. 3).

4. En collège de deux ou trois membres (viagers?); cf. XII, 2378. Leurs fonctions ne paraissent pas toujours très diiïérentes de celles des pontifes. Augur perpétuas, à Marseille, Xli, 410. Cette expression de perpetuus (n. 2) apparaît toujours à une époque tardive, depuis Marc-Aurèle.

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