‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 466 sur 792 · XV. — L'ESPRIT MUNICIPAL · texte numérisé non relu

XV. — L'ESPRIT MUNICIPAL

Les cités gauloises continuaient donc à vivre de leur vie propre et personnelle : et, quoique à chaque génération elles échangeassent une ancienne tradition pour une pratique nouvelle, ce n'en étaient pas moins les mêmes êtres qui poursuivaient, à la lumière de l'Empire romain, une existence commencée dans la nuit des temps ligures-. Et de tous les spectacles offerts par la Gaule latine, aucun n'est plus étrange, plus riche en leçons pour l'historien et le philosophe, que celui de ce peuple arverne ou de ce peuple éduen, adaptant ses organes gaulois à des fonctions romaines, et conservant au travers de destinées disparates la conscience de son identité nationale.

Car, malgré toutes ces transformations, en dépit de leurs

1. Voir les inscriptions de la p. 361, n. 8; et, en dernier lieu, Kornemann cp. Wissowa, R.-Enc, IV, c. 1806 et s. — Une intervention d'un genre particulier paraît être la substitution, sur Nice et son territoire, à Vcpiscopus marseillais, d'un procurator impérial (ducenarius) episcepseos cliorœ infcrioris, ■< le pays d'en bas » ou le rivage (peut-être y compris les iies d'Hyères), par opposition aux Alpes Maritimes (C. /. L., V, 7870). Cette mainmise sur l'antique domaine marseillais (p. 270, n. 4), qui se place peut-être sous Caracalla, a dû être provoquée par quelque trouble local ou quelque manifestation intempestive des Marseillais; cf. p. 352, n.6.

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