‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 471 sur 792 · I. — PROGRÈS DE LA VIE FAMILIALE · texte numérisé non relu

I. — PROGRÈS DE LA VIE FAMILIALE

La famille retira de l'Empire romain les mêmes avantages que la cité.

Les temps Je la liberté ne lui avaient pas été très favorables. Un chef toujours prêt au départ et à oublier dans le combat les plus saintes joies du foyer, des mariages arrangés suivant les calculs de l'ambition, des haines sanglantes suscitées entre les plus proches par les rancunes politiques, voilà le spectacle qu'elle offrit alors chez les plus riches. Fraternité du sang, affections domestiques, amour du seuil et culte du tombeau, tout ce qui faisait la force de la parenté s'évanouissait à l'approche de la bataille ou dans la convoitise du pouvoir'.

En mettant fin à ces passions violentes, en contraignant les cités à la paix intérieure. Rome ramena les grandes familles à l'union, et invita leurs membres à séjourner les uns près des autres. On se connut mieux, on résida plus volontiers dans sa

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