Ici, p. 31-35 et 7G-78; p
3 "Ll'jr.zç. àxpÔTToV.'.ç, Strabon, IV, 6, 11.
4. Coloniani... velut arcem, Tite-Live, X. I. 7; se coloniain Romanain et partcm exercitus, disent les Lyonnais (Tac, Hist., I. 6.5).
5. Subsidiain adversus rebelles, et iinbuendis sociis ad officia legiiin; Tac. Aiut., XII. 32. Je parle ici des colonies romaines, et non des colonies latines.
6. .\.ulu-GeIIe, XVI, 13, 8 : Coloniœ... ex civitate quasi propagatœ siint cl jura institnlaquc omnia populi Romani... habent... Populi Romani... quasi effujies parvœ simularraque esse quœdam videntur. Cf. Ivorneniann ap. Wissowa, R.-E., IV, c. 583 et s.; ici, p. 33 et 262-263.
sans peine jusqu'aux extrémités des provinces celtiques. Là s'assembleront les hommes et les marchandises de l'Italie et de l'Occident, et là se feront les échanges de choses et de pensées d'où la Gaule sortira un jour transformée en une nation romaine '.
Il est douteux que les créateurs de Lyon n'aient point prévu et voulu ce rùle. Car ceux qui ont découvert ce site, ne sont certes pas les bureaucrates romains qui ont préparé le décret du sénat : ce sont les hommes qui ont regardé la Gaule et Fourvières. Plancus, qui commanda au Confluent", César, qui le traversa \ les trafiquants italiens, qui s'y établirent avant \m\ et peut-être les Celtes eux-mêmes, qui s'étaient jadis querellés à cet endroit '.
La colonie de Lyon fut donc bâtie par Plancus sur le sommet de Fourvières^ Ce terrain appartenait aux Ségusiaves, petite peuplade cliente des Eduens' : ils en furent dépossédés, ainsi que du sol de culture environnant \ La ville garda son