Aucun renseignement sur ces rapports
3. Pour ce § et les suiv. : Paul Guiraud, Les Assemblées provinciales dans l'Empire romain. 1887; le môme, Séances et Travaux de l'Académie des Sciences Morales, Compte Rendu, C.XXX, 1888, p. 202-276; Beurlier, Le Culte impérial. 1891, p. 99 et s.; Beaudouin (p. 232, n. 9); Carette. Les Assemblées provinciales de la Gaule romaine, 1893: Aliljrandi, Sopra una legije Romana, etc., Bull. deWlslituto di dirillo Romane, 1, 1889, p. 173-193; Hirschfeld, Zur Geschichte des rœm. Kaiserkullus, dans les Silningsb. de l'Ac. de Berlin, p/i.-/i. CL, 1888, XXXV; KrascheninnikolT, Ucber die Einfiikrunçi des provinzialen Kaisercuttus im rœm. Westen, dans le Philoloijus, LUI, 1894; Kornemann, Klio [Beitrage], I, 1901, p. 95 et s.: .Mommsen, Ges. Sclir., V, p. 532-6 [1901. posthume]. Pour la bililiographic ancienne, cl". Carotte, p. 441 et s.
Gaule Narbonnaise. la plus ancienne des neuf provinces. Déjà peut-être, sous la République, les meilleurs de ses proconsuls avaient, dans des circonstances graves, appelé auprès d'eux les principaux magistrats des cités, pour prendre leur avis ou expliquer des ordres': déjà aussi, les indigènes s'étaient parfois entendus assez librement pour accuser leur gouverneur devant les juges de Rome ou pour porter leurs doléances au sénat'. Mais ce fut seulement sous Auguste, dans les premières années du règne, qu'on régla enfin le rôle assigné aux provinciaux dans l'existence publique de la contrée \
Il fut institué pour la Gaule Narbonnaise une « assemblée de la province ». concUium provinciœ*. — Si restreinte que l'on suppose l'autorité de ce conseil, le fait seul de son existence avait une valeur capitale. Il signifiait que la province n'était plus simplement une expression géographique et une formule administrative, mais aussi un corps politique et une personne morale. Et le caractère attribué à ce conseil montra bien la ferme décision que les empereurs avaient prise, de donner à cette province son individualité permanente, à la fois vis-à-vis des dieux et au-dessus des cités ^.
i. T. III, p. 110, n. 3. Il est bien possible que ces réunions aient été déjà accompagnées de fêtes et de sacrifices.