Cf. p. 4 et s
.'), Cf. p. 384, 478, .588-9, G03.
(•>. Ici. p. 180, 189; p. 181 , I8.j. 212; p. 209-11.
4b4 LE SIÈCLE DE LA PAIX ROMAINE.
Belgique et Celtique par exemple, ne s'accordent que faute d'occasions de querelles, et la rivalité des provinces se complique de l'émulation des gouverneurs'. Il y a enfin, menaçant la Gaule entière, l'hostilité naturelle de l'armée du Rhin à l'en-* droit de la population civile'.
Hors de Gaule, c'est l'opposition entre les contrées de l'Empire. Tantôt, des concurrences d'intérêts séparent les provinces : et le vin d'Italie fait détruire les vignobles gaulois ^ Tantôt, l'esprit de corps soulève les armées l'une contre l'autre : et les légions rhénanes partent en guerre contre les cohortes romaines *. Tantôt, l'ambition du pouvoir suprême surexcite les gouverneurs : et voici aux prises Vitellius de Germanie, Galba d'Espagne et Othon d'Italie". Enfin, par-dessus ces discordes, s'étend le conflit entre l'Occident et l'Orient, provoqué par le contraste des pavs et par des siècles de vie séparée, aggravé maintenant par la jalousie des chefs et des armées*^.
Le long de la frontière, la peur de l'ennemi ne cessait point de circuler. Qu'il s'agît sur le Rhin de bandes de pillards, ou sur TEuphrate d'un royaume organisé, les voisins de l'Empire ne le respectaient que dans la mesure où il se faisait craindre. La Gaule, devenue romaine, demeurait comme autrefois à la lisière de la Barbarie et au péril de l'invasion'.
Si l'unité matérielle de l'Empire était compromise par la mêlée des passions humaines, son unité morale était troublée par des désaccords d'idées et de sentiments qui rendaient lésâmes incertaines ou mécontentes.
Les deux principes moraux qui s'imposaient le plus aux sujets de Rome, étaient la crainte des dieux*" et l'obéissance à l'empe-
1. Ici. p. 180-1, iS5: p. 143. n. 1, p. 138, n. 9. Cf. p. ."iSl et s.
2. Ici. p. 140-1, 181-2, 186, 188 et s. .3. P. 292, p. 465, n. 2.