P. 46ti, n
6. Avant 149 : Pius, 9, 2; G. /. L., .\II, 4342, 4303. — On a supposé que Nîmes a alors remplacé Narbonne comme métropole (llirschfeld, XII, p. 521). Je ne vois d'autre motif à cette opinion que le l'ait de compter les milles, sur les routes, depuis Nîmes {XII, 5603, etc.) : ce motif ne me semble pas sufllsant.
7. Via Aurélia et dépendances (XII, 3477. 5501), via Domitia et dépendances, en 145 (3499, 5603, 3604, 5616, 3025, 5626, 5629, 3639), voie d'Agrippa dWrlos à Lyon, en 145 (5541, 5544); en outre, en 144-5, construction de routes dans le Vivarais, le long de la rive droite du Hhône, et du Rhône et d'Uzès à Aps (3564-70,
il y avait, dans celte manière d'être généreux et de bien gouverner, un peu de banalité administrative.
Sur les frontières, depuis que l'Empire existait, jamais la vie n'avait été plus monotone. A la défensive active et menaçante, qui fut le mot d'ordre de son prédécesseur, succéda le laisser aller de la sécurité. Pas une seule fois les soldats ne reçurent Tordre de franchir la muraille qui les séparait de la Germanie'. Il n'y a plus là que quatre légions, deux fois moins d'hommes que sous Auguste. Ce sont, d'ailleurs, toujours les mêmes, on ne les change plus de garnison, elles feront corps désormais avec le sol et le pays-. L'armée commence à ressembler à une milice, sans souplesse et sans ambition : maintenant, elle se recrute d'ordinaire parmi les enfants de troupes ou les indigènes de la région, nés et grandis près des camps mêmes \ Le soldat devient
5573-83), et de là, je crois, vers les Cévennes. C'est d'ailleurs Nîmes qui bénéficiait le plus de ces routes. Autres réparations de voies en Saintonge et en Poitou (XIII, 8899, 8031, 8938, 8942-5).
1. Il semble même qu'Antonin ait songé à un retour en arrière de la frontière des Champs Décumates, si c'est dans ce dessein qu'il a porté toute son attention à fortifier le limes interior (p. 463, n. 2; C. I. L., Xlll, II, p. 237). — 11 n'y eut progrès qu'en Bretagne, où on établit un mur au nord de celui d'Hadrien, entre Edimbourg et Glasgow (Pins, 5, 4) : ce qui était un retour à la frontière d'AgricoIa (p. 461. p. 471, n. 1); cf. Sagot, Bretagne, p. 165-173; Macdonald, The Roman Wall in Scotland, 1911 : en dernier lieu Haverfield, Eph. epigr., IX, 1913, p. 620 et s.
2. Les YIU', XXI1% P% XXX^ (Dion, LY, 23-4); cf. p. 469, n. 2.
3. Cela s'est fait dès le temps d"IIadrien pour la légion d'Afrique (cf. Cagnat, Armée romaine d'Afrique, 2" éd., p. 288 et s.), et Mommsen, qui a constaté le fait le premier, a supposé qu'Hadrien a appliqué la mesure à toute l'armée {Ges. Schr., VI, p. 39). L'armée d'Afrique étant dans une situation particulière, il est possible qu'Hadrien n'ait vu là que des avantages à ce système. Pour celle de Germanie, rien ne prouve que ce ne soit pas un abus, progressivement installé après lui (voyez, notamment pour la XXX° légion, Eph. epigr., V, p. 231). — C'est également à celte époque que se développent les corps appelés numeri : ce sont des troupes assez semblables aux au.xiliaires des premiers temps de l'Empire (p. 297-8, 137-8), formées surtout de Barbares, soit des provinces frontières, soit même des pays d'au delà, recrutées uniquement, semble-t-il, parmi des hommes de même origine (Hygin, 19, 29, 43, les appelle nationes) : ce sont, évidemment, des milices nationales, d'ailleurs appelées à servir hors de leur province d'origine. Du môme genre sont les cunei de Germains, peut-être grosse cavalerie, par exemple le cuneus Frisiorum (Eph. epigr., VII, n°* 1040-1), le cuneus Frisionum, peutêtre le même (C. /. L., VU, 415-6 = £:p/i. epigr., III, p. 130); cf. p. 542, n, 2. Du môme genre, les cxploralores, corps de cavalerie légère, par exemple exploratores Triboci et Bol (C. I. L., XIII, 6448). C'est, avec plus de prudence dans le choix de