‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 626 sur 792 · Voyez le Panégyrique de Pline, 1. 8, 14, 16. I · texte numérisé non relu

Voyez le Panégyrique de Pline, 1. 8, 14, 16. I

3. L'introduction de la Mère en Gaule, sous son règne, correspondrait assez à sa politique religieuse: cf. Graillot, Culle de Cyhèle, p. 148-9. La tradition voulait qu'il eût établi dans toutes les cités teinpla sine simulacris (//. Aug., Alex., 43, 6), et cela répond on partie aux cultes orientaux.

4. Tanlus terror ut undique sacerdotcs acciverit, peregrinos rilus impleveril, Roinam omni génère lustraveril (Marcus, 13, V.

0. G. /. L.. \l\, 410 (inscription du temps de Marc-Aurèle); Inscr. Gr. Sic, 2433 (de Marc-Aurèle au plus tût).

6. Cf. p. 77, n. 3; C. /. L., Xll, 3043, 305S. 3059. 3000, 3061, -3224, 4069 (aucune de ces inscriptions ne paraît ancienne). A Arles, XII, 714, 734. Chez les Voconces, 1532, 1502. Chez les Allobroges, 1919. 2215, 2217. A Substanlion, 4184. A Lyon, XllI, 1737-8. A Soissons, XIII, 3401. Etc. Cf. Lafave, Hist. du culte des divinités d'Alexandrie, 1883, p. 162-4.

7. Cumont, Textes relatifs aux mystères de Mithra, 1. 1896, p. 423-432, 434-0: II, 1899, p. 255-8, 266-8. Voyez comme il a peu pénétré en Narbonnaise (C. /. L., XII, p. 926) et dans les villes gauloises de la Gallia Comata.

5. Cumont, id. A Lvon. XIII. 1771-2: Allmer. Musée, II, p. 304-5. Cf. p. 519-520, p. 613, 614.

MYTHOLOGIE CLASSIQUE ET DIEUX ORIENTAUX. 48:j

vit, au temps d'Antonhi et de Marc-Aurèle', faire son entrée triomphale dans les villes les plus saintes de la Gaule, à Die chez les Yoconces-, à Lectoure chez les Aquitains', à Narbonne dans le Midi ^ à Lyon près du Confluents

Ces dieux étaient-ils vraiment, pour un Gaulois, des êtres nouveaux, de purs produits de l'Orient? Que la Mère et Mithra apportent de l'Asie ou de la Perse les règles de leur sacerdoce, leurs formules de prières, leurs cérémonies et leurs mvstères, ce n'en sont pas moins des divinités que la Gaule et l'Occident connaissent depuis des millénaires, celle-là est la Terre, celui-ci est le Soleil. Leur religion est enracinée dans !e pays dès l'âge du bronze et de la pierre polie''. Les succès de Jupiter, de Mercure et de Minerve ne les ont point fait oublier, et à la faveur des rites orientaux, elles reprennent vigueur sur le terroir natal.

Ces cultes de l'Asie permirent aux plus vieilles religions de l'Occident une demi-revanche sur la mythologie classique : c'est pour cela que la Mère des Dieux prospéra si vite sur le sol des Celtes, des Aquitains et des Ligures, tout imprégné de dévotions chthoniennes. Comme autrefois Bélénus ou Tentâtes', la Terre ou Mithra faisaient une part secondaire à l'image, qui était l'essentiel pour Jupiter ou Mercure. Tous deux, et Isis, et leurs congénères d'Orient, représentaient des formes et des

1. Le premier tauroliole daté (XIII, 1751) est de l'an IGO, antérieur d'un an ù l'avènement de Marc-Aurèle. 11 semble bien qu'Antonin ait systémaliciuenient prolépé le culte de la Mère (Graillot, p. 15J-3).

2. C. I. L., XII, 1507-9. Ajoutez peut-être Aoste en Dauphiné (-hez les Allubroges (XII, 2391-2), à coup sur Riez en Provence (XII, 3.')7-9), Vaison (1311), Valence (1744-5), etc.

3. C. /. L., XIU, 504-525. A Bordeaux, XIII, 572-3. A Péris;ueux, Espérandieu, 11, n" 12C7. Etc.

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