V, 1, 3, Cf. p
5. Neostôx'.T-o:, V. I, 1": Évangile d.e iean, 3, 5; Didachc, T. Cf. Windisch, Taufc und Siinde im ciltesleii Cliristentuin, 1908, surtout p. 398-411 (d'nprès Irénéc).
6. Saint Paul, Aux Corinlhiens. I, chap. 13. Cf. Renan, Marc-Aurèle, p. 347 et s.
7. Marc-Auri'ie, II, 13 (cf. Pindare chez Platon, Théétète, 24, p. 173 e).
8. Cf. Eusèlic, V, I, 0, 10, 15, 22. 48 (emprunts surtout à Luc et à Jean).
diiïérence d'Hercule ou d'Achille, était celui de la pureté et de la soudrance : c'était pour les hommes et pour leur salut, et non pour lui-même et sa gloire, qu'il avait vécu les journées d'angoisse dont on faisait le récit'. — Comme les dieux orientaux, le Christ et son Père voulaient un culte mystérieux et profond, fait de symboles et de prières. Mais leur baptême était d'eau pure-, et non pas de sang d'animal ^ ; leurs emblèmes, leurs images favorites, poissons, oiseaux, ancres, palmes ou couronnes % n'avaient pas la laideur du couteau et du bucrane de la Mère ou du scorpion de Mithra% et leur grande prière, toujours la même, était celle d'un fils qui demande à son Père le pardon de ses fautes et le courage de la vertu °. — Voilà ce aui faisait du Christianisme la religion la plus belle, la plus simple et la plus complète qui ait jamais pénétré dans l'àme des hommes. Elle unissait au charme des récits humains la splendeur de la souveraineté divine.
L'empereur qui commandait alors au monde, Marc-Aurèle. avait en lui tout ce qui était nécessaire pour comprendre cette beauté. Je lis et relis ses Pensées : à chaque instant, je sens un souffle qui me semble venir des Chrétiens de Lyon. Lui aussi a vu en son dieu un maître souverain, qu'il adorait dans sou âme comme dans un temple ' ; lui aussi a placé sa vraie patrie dans une cité céleste ^ ; lui aussi a voulu vivre sa vie suivant le modèle laissé par les héros de sa foi^ et a rêvé sans cesse de vertu, de pureté, d'amour, de pardon et de courage^". Pour-
1. Évangile de Marc, 10, 45. Celle idée de salut, chose élrangr ! n'apparaît pas dans la lettre des Lj'onnais.
2. Evangile de Jean, 3, 5 (iàv jj.r, Tt; \-c-rrrfi?i il •j'oa-ro; /.al TivîJaaTo;).