Cf. Tertullien, Apologétique, o
3. Cependant, à l'appui de l'hypothèse qu'on poursuivit alors les Chrétiens comme contempteurs du culte impérial, on peut faire cette remarque. — Il y eut un peu partout dans les Gaules, en 176, peu de mois avant la persécution, une série d'actes religieux, lauroboles, constructions de temples, érections d'autels, sans doute pro salute du prince, et peut-être à l'occasion de son retour à Rome et de son triomphe (C. /. L., XII, 2391-2; XIII, 305-9). Cette année 176 est certainement une de celles où la Gaule vit les plus grandes manifestations de loyalisme impérial : or, en ce temps-là, le loyalisme s'exprimait surtout par le culte de la Mère (cf. p. 482-3), et il allait de soi que les Chrétiens n'avaient pour ce genre de culte que colère et mépris (cf. Tertullien, ApoL, 25, 30 et 35). Lyon étant le principal centre de ce culte (p. 483), on comprend alors l'hostilité de la plèbe contre les Chrétiens et les mesures de police prises à ce sujet (p. 493. n. 2).
4. P. 406, n. 3, et Pline, X, 96-97, où il n'est pas question do ce chef d'accusation. On peut dire que les Chrétiens n'étaient un collège illicite que parce que leur nom était proscrit. Cf. Tertullien, ApoL, 39; religionis causa coire non prohibentar. Digeste, XLVIl. 22, 1, 1. D'autant plus que Marc-Aurèle a toujours eu, à l'endroit des collèges, une attitude fort libérale (cf. Liebenam, p. 43-6).