‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 67 sur 792 · Ici, p. 470-3, p. 475 et s · texte numérisé non relu

Ici, p. 470-3, p. 475 et s

7. Cela me paraît bien résulter de sa vie et de la biograpliie de Suétone : Salubretn magis qiiam ainbiliosnin principcin (Suét., Aug., 42).

S. I. Il y vint dès 39 pour en prendre possession après Antoine (cf. p. 52, n. 7; Appien, V, 75, 318). C'est alors, je crois, que, passant près d'un précipice pendant la traversée des Alpes, il faillit périr dans un complot ourdi par un Gaulois, e priinorihiis, sans doute complice de Salvidiénus (Suét., 79, 1). — 11. A la fin de 27 (Dion, LUI, 22, 5; T.-L., Ep., 134). 11 était le l°'janv. 20 à Tarragone; de même, le l'^'janvier 25 (Suét., 20. 3). Il dut repasser en Gaule en 25-24 pour revenir h Rome (Dion, LUI, 28, 3). Et peut-être y revint-il dans le cours de 2G et 25. Cf. p. 64. — III. Au milieu de 10 (Dion, LIY, 19, 1 ; p. 108, n. 4). Il y reste en I5(L1V, 21), sans doute en 14. revient à Home en juillet 13 (Dion, LIV, 25, 1-2; C. /. L., 1, 2» éd.. p. 320). — IV. En 10 (Dion, LIV, -30; Orose, VI, 21, 22). Il vint à Lyon, où Tibère et Drusus le rcjoiunirent. et un suppose, je crois ù tort, (|u'il dédia l'autel du Confluent (p. SU, n. 6). — V. En 8 av. J.-C. (Dion, LV, G, 1). — Ces trois derniers séjours s'expli(iuent par le dcsir de surveiller la Gaule pendant les guerres gcrnianii]ui"s de Drusus et de Tibère 1 p. lOS, n. 4, p. 10;)-113: SinH , Aug., 20).

36 LES ROMAINS A LYdN; AUGUSTE ET AItRIPPA.

les principales réformes'. Le maître absolu du monde ne fut point pour les nations un despote invisible, figé au loin dans sa majesté immuable, mais un homme d'affaires, sérieux, avisé, jugeant et décidant sur place.

Ce qu'il ne fit point par lui-même, il le laissa faire aux plus capables. Peu de souverains ont choisi avec plus de tact leurs collaborateurs, les ont conservés et soutenus avec plus de constance et moins de jalousie. Tandis que ses successeurs, même les meilleurs, maintiendront comme un dogme leur prééminence en toutes choses. Auguste n'hésitait pas à accorder une autorité quasi souveraine à ceux qui lui inspiraient confiance. Quand il eut reconnu en Agrippa- le plus méritant, après lui-même, des serviteurs de l'Empire, il en fit son gendre et son héritier, et il partagea avec lui, sans arrière-pensée, la réalité du pouvoir^ : sur les monnaies de certaines cités de la Gaule, nous trouverons au même plan, Tune à côté de l'autre, l'image d'Auguste et celle d'Agrippa".

C'est peine perdue que de chercher la nature morale d'Agrippa. Plus encore que celle d'Auguste, elle s'efface sous des dessins de convention. Mais il n'importe. Dans la vie d'Agrippa, ce sont les faits qui intéressent surtout : et ils se marquent avec une netteté, une logique singulières. On l'a regardé comme un grand chef de guerre^ : cependant, la guerre lui était indifférente en elle-même, il n'a fait, sur le Rhin et ailleurs, que les campagnes utiles au salut présent de l'Empire'', et il n'a vu dans la victoire que le moyen de créer un état de

1. Textes de la p. o5, n. S : il semble, en effet, qu'à ces voyages correspondent les réformes (Uensembie opérées en Gaule par Auguste: cf. p. 08, n. 1, p. 80. p. 77, n. I.

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