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étaient d'origine et de tendances latines. D'aucun de ces fondateurs on ne peut affirmer qu'il vint de Grèce; d'aucune de ces communautés on ne peut supposer qu'elle eut le grec pour langue courante. Il est probable que, vers le même temps, les vieilles églises de Lyon et de Vienne prirent à leur tour les usages romains'. Le Christianisme occidental s'écartait des formes helléniques qui avaient encadré sa première vie.
Comment procédèrent ces apôtres? quelles résistances eurentils à vaincre? et jusqu'où portèrent-ils leurs pas? La tradition a négligé de nous le dire. Elle ne se préoccupe encore, dans la vie des saints, que de l'épopée de leur martyre. Cette histoire, qui fixa de nouvelles destinées à la Gaule, qui a dû être riche en épisodes de tout genre, demeurera peut-être à jamais ensevelie dans les ténèbres.
Nous ne savons même pas d'où sont partis les missionnaires. On a dit que c'était de Rome - : cela n'est point certain. Peutêtre l'influence de saint Cyprien a-t-elle été pour beaucoup dans ces glorieuses affaires. Peut-être furent-elles facilitées par l'empereur Philippe, dont on a supposé qu'il était chrétien ^
Tout en s'étendant au loin. l'Église Universelle achevait de se constituer, telle que lavait rêvée autrefois le grand évêque de Lyon. \\\\e eut, dans chaque région de l'Empire, ses assemblées de prêtres, qui fixaient le dogme et les rites, jugeaient et condamnaient les hérétiques *. A côté de leurs assises politiques de \arbonne et du Confluent, les provinces gauloises voyaient se former les mystérieux conciliabules des évêques chrétiens, se groupant en conseil de légistes et en cour de justice'. Le Christianisme imitait, pour le plus grand profit de sa