Zosirae, I, G", 3 o: Zonaras. XII
2. P. o88-i). — Od traduit d'ordinaire le mol par « rebcUes » ; je préfère •■ vwji ■•.
3. Voyez vers 280 le cas de Proculus, armant ses 2000 esclaves pour arriver à l'empire (Proculus, 12, 2); la guerre est alors considérée comme un modus lalrocinandi (Proculus, 13, 3). T. VI.
4. Ou même par des nobles qui prolitaient de lanarchie pour se livrer au brigandafre (n. 3 et 5). Cf. p. 607, n. J5.
.T. Les gens du pays aidaient les Barbares à piller et détruire : voyez le curieux exemple de ces nobles d'Albenga en Ligurie lalrocinantibus. et s'enrichissant ainsi [tecorc ac servis (avant 280; Proculus, 12, 1). \ ce <jui se faisait dans ce pays d'Italie, on devine ce qui se passait en Gaule.
acheva J)ien des êtres. Quand, la paix revenue, on se mit à rel)àtir les villes, on put se contenter d'un terrain fort inférieur à celui qu'elles avaient occupé jusque-là '. Paris abandonna la montagne Sainte-Geneviève et la rive gauche, pour s'enfermer, comme aux temps gaulois, dans l'île de la Cité-. Les colonies qu'avaient fondées jadis Auguste et César, embrassaient jusqu'à six mille mètres de pourtour^ : les nouvelles villes n'en ont jamais beaucoup plus de deux mille '\ C'est dans un angle de ses anciens remparts que végète maintenant Autun. vingt fois moins grand qu'au temps d'x\uguste ',
Quelle perturbation tous ces maux apportèrent à la vie communale! Les hommes n'avaient plus le goût d'y participer en qualité de magistrats ou de sénateurs. Responsables de Tordre en ce temps d'anarchie, responsables de l'impôt en ce temps de désastres, que pouvait être la situation des décurions et des duumvirs?Le patriotisme municipal va rarement jusqu'à braver la mort et accepter la ruine. Un citoyen fuyait le décurionat comme une nouvelle peste. On a reproché aux Chrétiens d'avoir, par esprit de dévotion, fait le vide dans les sénats locaux : la rigueur du siècle suffît d'abord à en détourner les hommes ^
1. A Bordeaux, Ta m phi théâtre est à 700 mètres des remparts de lu nouvelle cité.
2. Julien, Mis., p. 340 c, Sp. : Ao-j/.îTÎav ... Tto/,:///,/ ... oJ -iEviAr, v/.to;. Cf. p. 600, n. 3; t. m, p. 462, t. 11. p. 527.
3. Autun, 5922 m.; Nimes, environ 6200 m.: Trêves, 6418 m.; etc. Cf. Blanchet, Enceintes, p. 283.
4. La plus grande paraît Poitiers, avec 2600 m.: 5 ont plus de 2000 m.; 22. de 1000 à 2000 m. seulement: Blanchet. p. 2S3-4.
5. Autour de la cathédrale actuelle: Harold de Fontenay {Autun, 188!). p. 24- 25), donne un peu plus de 10 hectares au nouvel Autun, au lieu des 200 hectares de celui d'Auguste (/d., p. 13). C'est au.x remparts de la grande enceinte d'Auguste, alors ahandonnée, que fait allusion le texte d'Ammien (XV, 11, 11) : Mœniuni Augusluduni nuujnitudo vetustu. — Ue même, Julien dit de Besangon (Epist., 38, p. 414 c, Sp.) : llo/;/v'.ov o£ vCv è<7t'iv àv£'./.r,jiiAévr,, tA/ol: ôk [iSYâ/.r, tï yjv -/.al 7:o>.--.tc>iaiv Upoïç VAf/.6'JiLr,-o. — De même, .\venches (Ammien, XV, 11, 12) : Aventicum, descrtam quidem civitatem, sed non ùjnobilem quondam, ut œdijlcia semiruta nunc quoquc demonstrant.
0. Sur les traces (hors de Gaule) de l'abandon des curies avant le iv' siècle.