VI. — PROBUS DELIVRE LA GAULE
Par bonheur pour tous, à l'heure même de la catastrophe, le vieux Tacite étant mort, l'armée et le sénat s'accordèrent pour donner l'empire au Pannonien Probus^ (2><>), dont les Romains ont dit qu'il était la perfection même : vaillance, bonté, esprit de décision, amour de la justice, activité inlassable et bienfaisante, il parut un Alexandre Sévère arrivé à la plénitude des talents et des vertus*.
Il se hâta d'accourir en Gaule par le Danube et le Rhin avec toutes les forces disponibles ^ Il semble qu'il ait voulu d'abord fermer la frontière aux Rarbares errant à l'intérieur, pour se rabattre ensuite sur eux et n'en point laisser échapper. Une
L Cf. t. VI.
2. Lépaulle, lit. Iiisl. sur M. Aur. Probus, Lyon, 1S84, p. 51-68; Dannhieuser, Uiilcrg. car GescldclUe dea Kaisers Probus, léna, 1900 ^bonno thèse). Sur l'ensemble du règne, en outre. Bœhm, l)c M. Aur. Probo, 1807.
3. Iiup. Cœsar M. Aurelius Probus Augustus. — Son avènement est peut-être (l'avril 276, mais il dut se débarrasser d'abord de Florianus, p. 599, n. 5.