‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 82 sur 792 · T. II. p. 430 et · texte numérisé non relu

T. II. p. 430 et

2. II est possible que cette réunion ne soit pas antérieure au voyage de 16-13 av. J.-C, puisque, vers celte date, PuIIius PoIIion se dit [coines, non legatus] Augus[ti i]n Gallia CoinaCa, ileinqui] in Aquita[nia (Uessau, n° 916). — C'est sans doute sous Auguste que Comminges et Conserans (t. III, p. 116) furent distraits de la Narbonnaise (cf. Pline, Ili, 32) et assignés à PAquitaine (Pline, IV, 108; Slrabon. IV, 2, 1), dont les rapprochait la nature de leurs populations. Cf. p. 71, n. 8.

3. Les Ruleni provinciales ou le pays d"Albi '(t. III, p. 23) furent alors, je crois, séparés de la Narbonnaise (cf. Pline, III, 37), pour être réunis sans doute au.x autres Rutènes (cf. Pline, IV, 109).

4. Strabon, IV. 2, 1 ; p 71, n. 7, p. 447: et voyez rinscription de Pollion (n. 2).

5. Outre l'inscription de Pollion (n. 2), remarquez les faits suivants. Agrippa, qui donnait dans ses Commentaires (p. 57, n. 4) les dimensions de la Narbonnaise. indiquait, non les mesures particulières des trois autres Gaules, mais celles de la Gallia Comaia prise dans son ensemble (Pline, lY, 103). En outre, Pline ne dit pas que cette dernière formait trois provinces, mais tria populorum gênera (id.). Enfin, il n'est jamais question, sous Auguste, de légats spéciau.x pour l'une d'entre les Trois Gaules, mais seulement pour la Germanie (p. 222, n. 7). 11 est donc possible que le règlement primitif d'Auguste prévît, non la création de trois provinces, mais de trois districts militaires, linauciers et judiciaires, subdivisions d'une grande province (cf. p. 416, n. 2).

6. En 39-38; p. 57. En 19. Dion, LIV, 11, 1 : Taôç V x/.x-ix:-, : sans doute aussi la Narbonnaise. — Ici, p. 56-7 et 84-3. — Dans les périodes où il n'y eut pas de grandes ad'aires d'organisation ou d'importantes conquêtes, l'ensemble (plutôt qu'une partie) de la Gallia Comaia était confié à un personnage moindre, mais d'ordinaire consulaire : en 34 ou 33, Antislius Velus, prétorien, en supposant qu'il ait combattu les Salasses comme gouverneur en Gaule (.\ppien, IIL. 17); je doute (ju'il faille placer à cette date un premier gouvernement de Messala en Gaule (Dion, XLIN, 38, 3); en 30 ou 29, C. Carrinas, consulaire (cf. p. 63, n. 1); en 30 ou 29, .)/. i\onius Gallus (douteux comme consulaire; cf. p. 03, n. 2); en 28 '.\ le consulaire M. Valeriiis Messala Corviniis (cf. p. 64, n. 9); en 23, je doute que le prétorien .1/. Vinicius ait gouverné en Gaule (p. 59, n. 3); en 16 (ou 17?), M. Lollius, consulaire (p. 108, n. 3-4); peut-être, entre 39 et 27, Caius Sercnus, procos. Galliœ Transalpinx, sans doute prétorien (si la fin de l'inscription de Qualburg, C. I. L , XIII, S700, est autbenli(iue). Il n'est pas impossible, d'ailleurs, (jue jus(iu'en 27, un gouverneur

Drusus', Tibère-, Germanicus^ C'était un prince de la maison divine qui commandait leurs escadrons et qui assemblait leurs cbefs. Et l'on verra bientôt^ ce que fera le plus intelligent de ces légats souverains de la Gaule % Drusus, pour reconstituer Tunion morale- de la grande nation, compromise par le règlement provincial de l'empereur Auguste.

Au-dessous des ressorts provinciaux apparaissaient les districts municipaux des cités gauloises''. Auguste s'en occupa avec un souci pareil, celui de les ramener à une mesure commune. Quelques-unes de ces cités, comme celles des Arvernes et des Éduens, s'étendaient encore sur de vastes empires, ce qui les faisait trop puissantes". On jugea bon de détaclier d'elles les peuplades clientes, et on abolit sans doute dans les Gaules cet usage de la clientèle, qui pouvait entraîner de dangereuses ententes^ : c'est ainsi que les Ségusiaves du Forez et les Yellaves du Yelay, vassaux, ceux-là des Eduens et ceux-ci des Arvernes, formeront désormais des cités distinctes, libres de tout autre lien que l'attache à Rome et à César'.

En revanche, la Gaule présentait partout, mais surtout dans

de rang prétorien se soit appelé legatas pro consule ou proconsul (Willems, Sénat, II, p. 724; cf. t. III, p. 98, n. 3).

1. Nero Claudius Drusus. iJe 13 (14?) à 9 av. J.-C. Dion, LIV. 25, I ; 32, et jusqu'à LV. 1. Celui-ci et les suivants, sans doute sans la Narbonnaise. — Ici, p. 106 et s.

2. Tiberius Claudius AVro, puis Tiberius Julius Cœsar. En 16-15 av. J.-C. Suétone, Tib., 9 : Galliam Comatam; Dion. LlV. 19. 6; cf. 22. — En 9-7 av. J.-C. Dion, LV. 2, 1 ; 6. 1;8, 3. — En 4-5 (6?) ap.J.-C. Dion. LV. 13. t ; 29. 1 ; etc.— En 10 (9?)-ll. LVI. 23. 3 ; 25. 2 ; etc. — P. 108, n. 4. p. 1 12, n. 1 . p. 113, n. 3, p. 113-7, p. 125, n 4, p. 127, n. 2.

3. iXero Claudius Gennanicus'?. puis Germanicus Julius Cxsar. En 11 ap. J.-C, avec Tibère. Dion, LVI, 25, 2. — En 12 [??] et en 13. Suétone, Ca^., 8. — En 14. Tac, Ann., I. 31. — Cf. Tac, Ann., 1, 3; Yelléius, II, 123; Orose, YIl, 4, 3. — Ici. p. 128 et s.

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