‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 85 sur 792 · Sur cette concentralio'n, cf. t. II, p. 18 et s · texte numérisé non relu

Sur cette concentralio'n, cf. t. II, p. 18 et s

municipale. Les gens de Senlis ou de Meaux maintinrent leur autonomie communale^ à côté de la puissante nation des Rèmes; et la misérable tribu des Boïens du pays de Buch - ne fut point absorbée par la brillante cité des Bituriges bordelais ses voisins. Auguste se garda de heurter trop violemment des traditions ou des passions locales.

Dans chacune de ces peuplades, même chez les Barbares de l'Océan et des P^Ténées, Auguste enracinait le principe éternel de la cité antique, la prééminence d'une ville centrale sur le territoire de la nation '. Celles des peuplades qui avaient ignoré ou négligé jusque-là l'empire et le culte d'une capitale, reçurent du premier des empereurs leur lieu souverain, tète et sanctuaire (les hommes et des choses* : les Trévires de la Moselle eurent Trêves pour métropole, les ïarbelles de l'Aclour eurent Dax, les Tricasses de la Seine eurent Troyes\ Et ces villes nouvelles, plantées au milieu des nations, résidences nécessaires des magistrats et des prêtres indigènes, allaient être comme des

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