‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 86 sur 792 · Cf. t. II, p. 39 et s.; t. IV, p. 316 et s · texte numérisé non relu

Cf. t. II, p. 39 et s.; t. IV, p. 316 et s

4. Mr,Tp'J-o),:;, dit de ces capitales Strabon (IV, 2, 3; 3. o), lequel d'ailleurs, comme IMine. se préoccupe presque exclusivement, dans la Gaule Ciievelue. des peuplades et de leurs noms, négligeant leurs capitales.

.5. En admettant, ce qui est fort possible pour ces trois cités, qu'elles n'aient pas eu avant Auguste leur oppidum central. —Voici toutes les métropoles dont le nom remonte à Auguste, ou, pour quelques-unes, peut-être à César (p. 36, n. 6); je marque avec un astérisque * celles qui ont certainement remplacé un oppidum central connu des temps indigènes (cf. p. 74, n. 2). — I. En Narbonnaise : Alba Augusla, Aps cliez les Helviens du Vivarais (me parait certain: Ptolémée. Il, 10, 8}; Augusla Tricastinorum, Saint-Paul-Trois-Chàleaux; cf. Apta Julia Vudjientium, Apt; cf. aussi Vasio ou Julienses (p. 34, n. 6). — II. Dans l'Aquitaine pyrénéenne : Aqux Auguslœ Tarbellonim. Dax; * Augusta Ausciorum, Aucb. l'ancienne Iliberris (t. II, p. 453). Vicas JuUi Aturensium. Aire, ne peut pas avoir été au début une métropole de civitas. — III. Dans l'Aquitaine gauloise : * Augustoncmetum Arvernorum, Clermont; Augustoritum Lemovicum. Limoges. — IV. En Celtique : * Auguslodunum .Eduorum. A utun: Ccesarodunum Turonum. Tours: Juliomagus Aiidecavorum. Angers; Augustobona Tricassium. Troyes ; Augustodurum Baiocassium, Bayeux; Juliobona Caletorum. Lillebonne. — V. En Belgique : * Cœsaromagus Bdlovaconim. Beauvais; * Augusla Suessionum. Soissons; * Augusla Viromanduorum. Saint-Quentin; ^ii;/HS<a Trcvcrorum, Trêves; Auguslomagus Silvanectum, Sentis; Augusla Rauricorum, Augst (p. 44, n. 3). — Pour ces noms, surtout Ptolémée, 11, 7-10; cf. Desjardins, III, p. 4:« et s.: Ilirsehfeld, C. /. L.. XIII, l" p.. préfaces.

74 LES HdMAINS A LVON; AUGUSTE ET AGRIPPA.

stations penuaiientes. disposées pour recevoir les ordres de Home et les transmettre au plus profond de leur pays.

Beaucoup de peuples gaulois, il est vrai, étaient déjà habitués à porter leurs hommages à une ville souveraine, tels que les KJuens à Bibracte, les Arvernes à Gergovie'. Mais il arriva ceci sous le règne d'Auguste, que ces deux peuples, dont on ne changeait pas les habitudes politiques, durent changer leurs habitudes matérielles. L'ordre leur vint un jour (12 av. J.-C?) d'abandonner leurs vieilles cités, Gergovie et Bibracte, et de se bâtir de nouvelles capitales sous des noms différents et sur d'autres emplacements-. Les chefs romains avaient plus d'une raison de vouloir la fin de ces repaires de montagne, mena(,-ants et inhospitaliers. Bibracte et Gergovie étaient, fixés aux rochers mêmes du sol, les souvenirs tenaces de l'indépendance; ces enceintes énormes, dominant des hauteurs d'aspect rebutant et d'accès difficile, pourraient abriter un jour d'immenses armées de révoltés; perdues l'hiver dans la brume ou sous la neige, elles se soustrayaient, la moitié de l'année, à la vie normale du peuple romain; et d'ailleurs, été comme

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