CL Dion. NLIV, 42. 4 et
3. On évaluait à 7 ou 8 millions la population de l'Egypte (Pietschmann ap. Wissowa. R.-E., I, c. 990), un tiers au plus, je crois, de celle de la Gaule. La surface utile est certainement beaucoup plus étendue en Gaule qu'en Egypte.
4. On estimait (Jérôme, Comm. in Dan., XI. 3, Migne, P. L., XXV, c. 360) le tribut de l'Egypte, sous Ptolêmée II Philadelphe (283-246), à 14 800 talents, soit 70 millions de francs environ; cL Rtihl, Neue Jahrbûcher fur Phil., CXIX, 1879, p. 621 ; Hultsch, Métrologie, 2' éd.. p. 649.
5. Ce n'est que de cette manière, et en tenant compte, en outre, des sommes
organisa le système des impôts indirects, douanes à la frontière, droits de successions et autres', et je pense qu'il régularisa les corvées et prestations. Mais la Gaule pouvait fournir ou paver tout cela : et l'on croira sans peine que le régime de la liberté, avec les mercenaires à solder, les pilleries à supporter, les nobles à entretenir, lui avait coûté bien davantage-.
Il est vrai que les agents de perception n'étaient point tous irréprochables; et parfois, les mauvais jours de Fontéius revenaient sur la Gaule ^ Auguste eut le tort de choisir son personnel financier parmi les subalternes de sa maison, esclaves ou affranchis^, auxquels on ne pouvait demander de la grandeur d'àme. L'un d'eux, Licinus% envoyé comme intendant fiscal dans les Gaules ^ s'y rendit célèbre par ses exactions. Intelligent, madré, avide et féroce, il imagina tous les moyens pour faire payer deux fois le contribuable : comme l'impôt était versé par mensualités, on raconta qu'il fixait à quatorze mois l'année gauloise '. Mais les Licinus furent l'exception sous le règne d'Auguste. Celui-là, d'ailleurs, ne venait point de Rome : c'était un Gaulois ou un Germain, entré jadis comme prisonnier de
rapportées par les impùts indirects, que peut s'expliquer le texte de Velléius (II, 39, 2) : Divus Augustus pœiie idem facta .-Egypio stipendiaria, quantum pater ejus Gallih, in œrarium reditas relluUt. Le passage de Dion sur Licinus (LIV, 21, 4) implique d'ailleurs des augmentations d'impôts, i. Ici. p. 305-308.