‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 93 sur 792 · Suétone, Aug · texte numérisé non relu

Suétone, Aug

5. C'est sans doute le vrai nom. Licinus et non Licinius; Dion, LIV, 21, 3, nota de Boissevain; Prosopog raphia. II, p. 288.

G. 'Ezitoo-o; Tf,? ra),aT:a;. Dion, LIV, 21, 3; caralioni Galliarum prœposilus, Pseudo-Probus ap. Juvénal, I. 109, Jahn, p. 181. Peut-être (cela n'est point prouvé) procuralor Galliœ Comalx (cf. Hirschfeld. Verwaltanjsb., p. 377). Il séjournait ii Lyon (Sénèque, De m. Cl., 6, 11.

7. Le mois de décembre, disait-il, ne pouvant être que le 10' mois, il créa deux mois qu'il appela 11' et 12*, et fit payer pour eux (Dion, LIV, 21, 5). J'ai peine à croire à cette grossière plaisanterie fiscale. Il est probable que Licinus voulut appliiiuer à certains impôts le calendrier celtique, qui, étant lunaire, comportait pour une période de cinq ans, outre les cinq séries des 12 mois ordinaires, 2 mois intercalaires (t. 11. p. 39i), et faire ainsi deux mensualités fiscales supplémentaires, chacune d'ell,es égale à ce qu'eût comporté le mois de l'année oriicielle. — Sur les supercheries de ce Licinus, cf. encore Macrobe, II, 4, 24.

liuerre dans la domesticité de César ' ; ce roi des filous - était un compatriote des vaincus, et il leur montra par son exemple qu'ils pouvaient se tirer d'aiïaire. — Lorsque Auguste vint en Gaule (!') av. J.-G.)% il se mit, comme à l'ordinaire, au courant de tout. Licinus lui offrit ses trésors, essaya de lui persuader que les Gaulois étaient taillables à merci \ Le prince lui fit rendre gorge •', et les provinciaux purent voir que l'empereur du peuple romain était, non pas l'exploiteur à mort de leurs ressources, mais le curateur de leurs biens.

Aijrippa, surtout, fil merveille pour mettre la Gaule en pleine valeur. Il la dota '' d'un réseau de routes enveloppant le pays, réunissant ses capitales par les lignes les plus directes, rattaché au réseau des voies italiennes par les quatre cols des Alpes, cols du littoral, du mont Genèvre, du Petit et du Grand Saint- Bernai'd, au réseau de l'Espagne par les trois montées de Roncevaux, du Somport et du Pertus '. — Ne disons pas toutefois, comme l'insinuaient les Anciens, que les routes d'Agrippa furent une chose nouvelle, l'œuvre originale d'un administrateur de génie. Même en matière de chemins, on ne crée rien d'un

1. Voil-x-r,;. dit Dion. LIV. 21, 3: Gcrmaints, dit le Pseudo-Probus (p. 83, n. Oi.

Page 1