‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 94 sur 792 · Dion. LIV · texte numérisé non relu

Dion. LIV

5. Dion, LIV. 21. 6 (qui prouve ((u'.\ugusle fit une enquête très minutieuse). Malgré tout, il demeura fort riche, et sa fortune resta proverbiale : Pseudo-Probus, l. c^, p. 181, Jahn: Dion. 21.6-8; Juvénal, I. 109; XIV. 305-6; Perse. II. 36: Sénèque, Ep., 110 [XX, 2]. 9; 120 [XX, .3]. 19; Sidoine, Ep., V, 7. 3; Varron d'Atax «p. Scholiaste de Perse. II. 36, Jahn. et Poetx Lat. min., BaMirens. IV, p. 64 .Martial, II. 32. 2; VIll. 3. 6.

0. Sans doute dès son premier gouvernement, en 39-38 (p. 30-57).

7. Ce que Strabon appelle (IV. 6. 11) le réseau des roules d'Agrippa, consiste essentiellement dans les lignes suivantes : i" de Lyon à la Méditerranée (sans doute par la rive gauche du Rhône), de manière à rejoindre l'ancien réseau du Midi, lequel comprenait la voie du littoral ou .\urélienne, la voie du Languedoc et de la Durance vers le Genèvre ou Domilienne (t. III. p. 36-7); 2" la voie d'A(|uitaine par les montagnes. Saintes et Bordeaux; 3° la voie de la Manche par Beauvais et Amiens; 4° la voie du Rhin, se détachant de la précédente à Langres (cf. p. 104, n. 3). — Strabon ajoute ici les deu.x voies alpestres parlant de Lyon, par le Grand et le Petit Saint-Bernard. 11 ne dit pas qu'elles soient Tœuvre d'Agrippa, et elles ont pu être commencées avant lui (t, III. p. 109 et 285 : t. IV, p. 50-1, n. 1). — Sur ces réseaux, t. V.

seul coup : ces voies n'ont fait que remplacer les anciens sentiers des Gaulois, sur lesquels, depuis longtemps, on pouvait circuler très vite^ Ce qu'elles présentèrent de nouveau, et cela suffit pour les appeler de la très bonne besogne, ce fut l'armature inusable de leur chaussée", ce furent les bornes qui les jalonnaient, marquant et pour ainsi dire éclairant les distances et les directions^; et ce fut, surtout, qu'elles formèrent un système unique, toutes convergeant vers Lj^on, des Alpes et des Pyrénées, de l'Océan et de la Méditerranée, image monumentale de l'harmonieuse unité de la (iaule '' . Lyon, comme Rome qui lui servait de modèle, était le milliaire sacré auquel menait tout chemin'.

Mais la plus grande nouveauté, sur ces voies d' Agrippa, ce fut la police qu'y assurèrent les hommes de l'empereur. Le temps est bien fini, de ces querelles entre tribus et familles, qui faisaient d'un chemin gaulois un long coupe-gorge''. La trêve des routes et des foires, patronnée jadis par le dieu des Celtes ', est devenue une paix éternelle ^ sous les lois d'Auguste, émule heureux de Tentâtes", Assurément, les voies romaines de la Gaule eurent, comme les nôtres, leurs vagabonds, leurs trimardeurs et leurs brigands, et les attaques à main armée y étaient moins rares qu'on ne le croit"'. Mais enfin des précautions régulières furent désormais prises pour y garantir la sécurité publique. Des déta-

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