DU NOM ET DE L'ORIGINE DES DRUIDES
prêtres usaient ces forces par leur propre puissance. Ils étaient constitués en sociétés concurrentes des sociétés politiques.
Les Gaulois ' appelaient du nom de « druides » [druidae % druides^, So'jîSat,*, dryadœ') les prêtres souverains de leurs nations*. Nous ignorons ce que le mot signifie'; mais, quel qu'en soit le sens primitif, il n'éveillait pas dans leur esprit une
Considérations sur Vesprit de la Gaule, 1847 (forme l'art. Druldisme dans V Encyclopédie nouvelle); Maury, Druidisme, Encyclopédie moderne, XIII, 1848; Herrig, De druidibus, dans Jahresbericht iiber die Dorolheenslâdtische Realschule, 1833, Berlin; Gatien- Arnoult, Histoire de la philosophie en France, 1838, p. 132 et s.; de La Rochemacé, Études sur le culte druidique, 1838, Rennes (superficiel); Diefenbach, Origines Europœx, 1861, p. 312 et s.; Scherrer, Die Gallier, p. 38-38; Panchaud, Le Druidisme, Lausanne, 18G3; Georgiewski, p. 89 et s.; de Relloguet, Ethnogénie gauloise, III, 1868, p. 102 etsuiv., p. 296-369 ; Fustel de Coulanges, p. 23-32; Froment, Le Monothéisme druidique, Montauban, 1893 (thèse); L. Paul dans IS'eue Jahrbiicher fur Philologie, CXLV, 1892, p. 769-797; Ale.x. Bertrand, La Religion des Gaulois, les Druides et le Druidisme, 1897; Dottin, La Religion des Celtes, 1904, p. 38-60 = Manuel, p. 263-293; Callegari, Il Druidismo, 1904, Padoue; Ihm dans V Encyclopûdie Wisso\^•a, V, 1903, c. 1730-9; d'Arbois de Jubainville, Jntrod. à l'ét. de la litt. celt., 1883 {Cours de litt. celt., 1), p. 111 et s.; le même. Les Druides, Paris, 1906; et tous les ouvrages auxquels il est renvoyé p. 3, n. 1, p. 113, n. 1, et p. 86, n. 2.
1. Je ne pense pas que le mot « druides • soit un sobriquet venu de la Grèce et accepté par les Gaulois.
2. Cic, De div., I, 41, 90 (var. Dryides, Druydes); Lucain, I, 431 (var. Driadœ, Dryadœ).